Le secret du lac de Nemi (1ère partie)Un lac volcanique, un dictateur et une découverte qui stupéfia le monde
Marius Egger
7.3.2026
Depuis le Moyen Âge, un lac de cratère près de Rome murmure son secret : des pêcheurs ne cessent d'en remonter des fragments énigmatiques jusqu'à ce que les fascistes fassent baisser son niveau à la fin des années 1920. Ce qui émerge du fond devient une sensation archéologique mondiale.
Lago di Nemi, gravure sur papier à la cuve (1792)
IMAGO / Album
Christian Thumshirn
07.03.2026, 23:46
08.03.2026, 10:36
Christian Thumshirn
Pas le temps ? blue News résume pour toi
Un discret lac volcanique à deux pas de Rome. Un polar archéologique vieux de deux millénaires.
La piste remonte à l'Antiquité : un empereur controversé, un lieu sacré, des récits de résidences de luxe flottantes. Pendant des siècles, pêcheurs et aventuriers remontent des vestiges énigmatiques — juste assez pour entretenir le mystère.
Il faudra attendre l'équipement moderne et l'ambition politique d'un dictateur pour que le projet soit enfin mené à bien. Ce qui émerge du fond dépasse toutes les attentes.
La deuxième partie du reportage est à paraître prochainement sur blue News.
Niché dans les monts Albains, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Rome, le lac de Nemi s’étend au fond d'un ancien cratère volcanique. Ses eaux sombres et encaissées lui ont valu un surnom: le miroir de Diane.
Avec ses 1,7 km² et ses 33 mètres de profondeur, il est plus modeste que bien des lacs de montagne suisses. Pourtant, au printemps 1929, un événement inattendu y fit trembler l'Italie — et bientôt le monde entier : le niveau de l'eau commença à baisser. La vase se craquela. Et du bois apparut... beaucoup de bois.
Ce que les ingénieurs de Mussolini tirèrent de la boue est aujourd'hui considéré comme l'une des plus spectaculaires découvertes archéologiques européennes du XXe siècle. Mais l'histoire remontait bien plus loin, à un texte de l'historien antique Suétone, non moins extraordinaire.
La légende noire de Caligula
L'empereur Caligula — «la petite botte», surnom hérité des bottines militaires qu'il portait enfant dans les camps — a longtemps été considéré comme un monstre de l'Antiquité: brutal, débridé, mégalomane.
Dans sa Vie des douze Césars, le fonctionnaire et historien romain Suétone dressait le portrait d'un empereur qui humiliait l'élite, profanait les lieux sacrés et se faisait célébrer comme un dieu.
Malcolm McDowell en empereur Caligula dans le film "Caligula" - tout à fait selon l'ancienne image du tyran fou. Aujourd'hui, les chercheurs ont une vision nettement plus nuancée de l'empereur.
Image :IMAGO/Landmark Media
Aujourd'hui, le regard sur Caligula s'est nuancé. Suétone n'écrivit sur l'empereur que plusieurs décennies après sa mort prématurée, et son texte est désormais lu comme un portrait de tyran à coloration politique: beaucoup de traits y semblent forcés, d'autres probablement exagérés.
Mais le texte recèle deux récits étonnamment concrets, si concrets qu'ils allaient, des siècles plus tard, laisser des traces bien réelles. Suétone mentionne deux détails: Caligula a fait construire des navires de luxe flottants. Et il situe l'empereur dans un lieu très précis: le lac de Nemi.
Les bateaux de luxe de l'empereur Caligula
Pour Suétone, la mauvaise réputation de Caligula tient avant tout à sa prodigalité effrénée. Il dépeint l'empereur en maître de la mise en scène du luxe : plusieurs navires construits à sa gloire. Des galères fastueuses aux éperons incrustés de pierres précieuses, aux voiles colorées, dotées de bains, de portiques, de salles à manger, et même plantées de vignes et d'arbres fruitiers.
Libre interprétation d'une barque de plaisance de Caligula datant du 18e siècle.
Image :Wikipedia
Caligula, selon Suétone, campait pendant la journée sur ces palais flottants, accompagné de musique et de chants choraux, et se laissait naviguer le long des côtes de Campanie.
Un lac sacré
Dans un autre passage, Suétone conduit son lecteur au lac de Nemi. Le lieu n'était pas ordinaire: sur la rive se dressait le sanctuaire de Diana Nemorensis, un haut lieu de culte au rayonnement suprarégional. Un prêtre-roi y régnait, selon Suétone, avec une fonction pour le moins mortelle: celui qui voulait lui succéder devait d'abord le tuer en duel.
Caligula s'était offusqué qu'un prêtre occupât sa fonction depuis «trop longtemps». Il envoya donc un esclave particulièrement robuste pour le tuer et le remplacer. Pour Suétone, une preuve de plus de l'arbitraire du jeune empereur. Pour les historiens modernes, un indice que Caligula entretenait un lien personnel avec ce lac.
Le lac de Nemi dans la chaude lumière du soir - silencieux, presque mystérieux, le lac de cratère se trouve entre des pentes sombres. Joseph Wright of Derby (1734-1797).
Image :IMAGO/piemags
Mais Caligula n'était pas le seul à en être fasciné. Le lac passait pour sacré, attirait les pèlerins romains et devint, à l'époque impériale, un lieu de villégiature prisé de l'élite. Jules César lui-même y aurait possédé une villa.
Lieu sacré et scène de pouvoir. L'otium à l'état pur: une retraite loin du tumulte romain. Peut-être aussi pour le prodigue Caligula ?
Le lac recèle-t-il un secret romain ?
En 476 après J.-C., l'Empire romain disparut. Avec la donation de Pépin, au VIIIe siècle, les papes étendirent leur domination sur Rome et ses environs. Le lac de Nemi se retrouva dès lors en terres pontificales.
Au-dessus du lac, le village de Nemi s'accroche à une étroite terrasse taillée dans la paroi nord de la caldeira, à près de 200 mètres au-dessus de l'eau.
Pour ses habitants médiévaux, le lac est avant tout une source de nourriture. Mais les prises accidentelles intriguent: régulièrement, des pêcheurs remontent des profondeurs d'étranges objets... pièces métalliques, restes de bois, fragments antiques. Assez pour entretenir une rumeur pendant des siècles: et si le fond du lac recélait un secret romain?
1446: Alberti et la première main dans le noir
Avec la Renaissance, le regard sur le lac de Nemi se renouvelle. L'humaniste et historien Flavio Biondo appartient à cette nouvelle génération qui ne se contente plus de lire les sources romaines, mais les confronte pour la première fois aux lieux réels. Et si des trésors archéologiques de l'époque romaine se cachaient réellement sous la surface de l'eau?
En 1446, la question devient projet. Le cardinal Prospero Colonna, seigneur de Nemi, ordonne l'exploration du lac. Leon Battista Alberti — humaniste et architecte, contemporain de Biondo — en prend la tête. Il fait construire un grand radeau équipé de dispositifs de levage. Des nageurs génois plongent pour accrocher des cordes aux objets engloutis.
Ce que les plongeurs ramènent à la surface suffit à enflammer l'imagination : poutres en bois, plaques de plomb, fragments de bronze et même, dit-on, une partie de grande statue. Ce ne sont pas des trouvailles fortuites.
Alberti et son équipe en sont convaincus: quelque chose d'imposant gît au fond du lac. Mais la technique du XVe siècle ne suffit pas à remonter les artefacts.
1535 : la cloche de plongée
Près d'un siècle plus tard, une nouvelle expédition s'aventure sur le lac, cette fois avec un appareil de plongée. L'ingénieur et théoricien militaire Francesco De Marchi fait le voyage, accompagné de Guglielmo de Lorena, l'inventeur de l'un des premiers engins sous-marins.
Leur objectif : ne plus tâtonner dans l'obscurité, mais voir enfin ce qui repose au fond. La suite est spectaculaire pour l'époque: en juillet 1535, Francesco De Marchi se laisse descendre dans les profondeurs dans une cloche de plongée en bois — un tonneau de chêne cerclé de fer, percé d'un petit hublot en «cristal épais».
Franceso de Marchi
Francesco De Marchi a été l'un des premiers à s'aventurer dans l'eau avec une cloche de plongée. Il décrit sa plongée dans le lac de Nemis dans son ouvrage monumental "Della Architettura Militare".
Photo: Wikipedia
La cloche de plongée a été développée par l'ingénieur Guglielmo de Lorena, originaire de Lorraine. De Marchi était tellement impressionné par l'invention qu'il dut faire le serment de ne pas révéler le secret de l'arrivée d'air.
Photo: The International Journal for the History of Engineering& Technology
Franceso de Marchi
Francesco De Marchi a été l'un des premiers à s'aventurer dans l'eau avec une cloche de plongée. Il décrit sa plongée dans le lac de Nemis dans son ouvrage monumental "Della Architettura Militare".
Photo: Wikipedia
La cloche de plongée a été développée par l'ingénieur Guglielmo de Lorena, originaire de Lorraine. De Marchi était tellement impressionné par l'invention qu'il dut faire le serment de ne pas révéler le secret de l'arrivée d'air.
Photo: The International Journal for the History of Engineering& Technology
En bas, c'est la pénombre, le silence et surtout le froid. De Marchi ne distingue guère que des silhouettes fantomatiques, le verre épais déforme la vue, grossit les formes. Il avance à tâtons, pas à pas, en suivant le fond. Puis il bute sur du bois. Il en suit le contour, saisit un bord, une planche. Et de cette masse confuse se dégage un motif: des membrures, des planches, une courbure.
C'est alors qu'il comprend : ce n'est pas un ponton, pas un amoncellement de bois. Devant lui se trouve la coque d'un navire... d'un navire gigantesque!
De Marchi n'ose pas s'aventurer à l'intérieur (le risque de déséquilibrer la cloche est trop grand). Mais il s'empare de tout ce qui lui tombe sous la main : bois, clous, tuyaux en plomb, briques: autant de preuves de ce qu'il vient de découvrir.
Il fait transporter à Rome un fragment de coque et un revêtement en plomb, pour y être mesurés et examinés. Il se plaindra plus tard qu'on les lui avait volés.
De l'expérience de la cloche, il laisse cette description saisissante: «Du ventre vers le haut, c'était comme dans un four chaud, à partir des coudes vers le bas, c'était glacial.» «Malgré cela, poursuit-il, on pouvait rester une à deux heures sous l'eau avec cet instrument et y travailler.» Une percée technologique. Un jalon de la recherche sous-marine.
1895 : un antiquaire engage des plongeurs
Le lac de Nemi ne revient sur le devant de la scène qu'au XIXe siècle. En 1827, le chevalier Annesio Fusconi, aventurier féru de technologie, tente à son tour de percer le mystère: grâce à une cloche de plongée perfectionnée, il espère enfin remonter les épaves. Mais les tentatives de levage tournent court: les cordages se rompent. Il ne restera que quelques pièces éparses, dont certaines seront vendues.
En 1895, la situation vire au saccage. Eliseo Borghi, un antiquaire romain, engage un plongeur professionnel et commence à littéralement cannibaliser les épaves.
Il arrache plus de 400 mètres de poutres et les traîne sur la rive, où elles pourrissent ou finissent en bois de chauffage. Les pièces de valeur disparaissent dans des collections privées — l'État rachète le reste pour le musée national de Rome.
Bois arraché au lac de Nemis par Eliseo Borghi : à la fin du 19e siècle, l'antiquaire a fait récupérer des parties de bateaux engloutis - de nombreuses poutres ont été irrémédiablement perdues.
Image : L'Archeologo Subacqueo,Anno VI, n. 3 (18), Settembre-Dicembre 2000
L'État tire alors le frein d'urgence: le ministre de l'Éducation Guido Baccelli interdit toute nouvelle intervention. Les dégâts sont considérables — mais les plongées ont au moins permis d'y voir plus clair: au fond du lac reposent deux énormes navires. Le premier près de la rive, entre cinq et douze mètres de profondeur. Le second plus au large, entre quinze et vingt mètres.
Le dictateur Mussolini : le lac devient une scène de théâtre
Dans les années 1920, le régime fasciste est en quête de symboles d'exaltation nationale. Mussolini veut démontrer que son État est capable de grandes choses et que l'Italie moderne s'inscrit dans la continuité directe de la Rome antique.
Les navires engloutis s'y prêtent à merveille: faste, prouesse technique, époque impériale. Difficile de faire plus symbolique. En 1927, le Duce ordonne d'abaisser le niveau du lac et de renflouer les épaves. L'armée, les ingénieurs et l'industrie travaillent de concert, coordonnés par un comité de sauvetage spécialement créé pour l'occasion. Deux groupes industriels prennent en charge les travaux, gratuitement.
Depuis l'Antiquité, un tunnel de drainage d'environ 1,6 kilomètre de long passait sous le lac de Nemi pour réguler le niveau de l'eau. Le dictateur Mussolini l'a fait réactiver - avec l'aide de pompes modernes à haut débit.
Photo :Wikipedia
Cette fois, l'astuce décisive ne vient pas de la technique moderne, mais de l'Antiquité elle-même : un canal d'écoulement souterrain, creusé par les Romains, est réactivé.
À partir de 1928, le lac est progressivement vidé. Des pompes aspirent l'eau, le niveau baisse pendant des mois. Trente et un millions de mètres cubes doivent s'écouler — vingt-deux mètres de moins — avant que le lac ne consente à livrer ses épaves.
1928 : la coque d'un bateau émerge de la vase
Et l'incroyable se produit: en mars 1929, la première coque émerge de la vase. Les images font le tour du monde. Nobles, ministres et savants font le déplacement, unanimement enthousiastes.
L'énorme coque d'un navire de Nemi est exposée après l'abaissement du lac. Des ouvriers sécurisent l'antique construction (1928).
Wikipedia
Seule la Neue Zürcher Zeitung tempère l'enthousiasme. Elle doute que les résultats scientifiques soient à la hauteur des coûts engagés et des espoirs soulevés.
Et de fait, le sauvetage reste périlleux et fait exploser les coûts : le sol glisse, une tempête paralyse les pompes — le lac menace de se remplir. En 1930, le second navire apparaît à son tour, par près de quatorze mètres de fond. Des témoins racontent qu'il sembla flotter un instant : le niveau de l'eau était déjà remonté jusque-là.
Après revers, abandons et débats politiques, la science finit par l'emporter. En 1932, les deux navires sont définitivement à terre.
Sols en marbre Plaques dorées et ornements en bronze
Leurs dimensions sont saisissantes : 73 et 71 mètres de long, 24 et 20 mètres de large — plus longs qu'un Boeing 747, deux fois plus larges que le voilier-école allemand Gorch Fock.
Des ouvriers érigent des toits de protection, dégagent les coques et les tirent lentement à terre sur des rails. Chaque poutre est numérotée, chaque élément documenté. Le sauvetage ne dure pas des jours, mais des années.
Visiteurs bateaux Nemi
Le sauvetage des navires de Nemi fait sensation - même les fabricants de cigarettes consacrent leurs propres cartes de collection à la découverte du siècle. Sur la gauche de la carte, l'un des nombreux supports décoratifs en bronze trouvés dans l'épave.
Photo: imago stock&people
Des visiteurs de toute l'Europe affluent au lac Nemi pour admirer les restes de la coque. Parmi les curieux se trouvaient le roi Victor-Emmanuel III d'Italie, de nombreux ministres, des militaires et des hauts représentants de l'État italiens et étrangers.
Photo: Wikipedia
Et bien sûr, la haute société internationale : ici, Millicent Veronica Willison, l'épouse de William Randolph Hearst. Hearst était un éditeur de journaux, un entrepreneur médiatique et un homme politique américain influent. Il est devenu célèbre pour ce que l'on appelle le "Yellow Journalism", c'est-à-dire les reportages à sensation, souvent très pointus.
Photo: IMAGO/Bridgeman Images
Dessin d'arpentage du premier navire de Nemi pendant les fouilles : le relevé détaillé documente la structure de la coque, les superstructures et les objets trouvés éparpillés - la base de la reconstitution scientifique de l'ancien navire d'apparat.
Photo: L'Archeologo Subacqueo, Anno VI, n. 3 (18), Settembre-Dicembre 2000
Plan du deuxième navire de Nemi, plus petit, d'après les relevés de Guglielmo Gatti. Le dessin montre les lignes claires de la coque et la structure dense des membrures, telles qu'elles ont été documentées lors du sauvetage.
Photo: L'Archeologo Subacqueo, Anno VI, n. 3 (18), Settembre-Dicembre 2000
Visiteurs bateaux Nemi
Le sauvetage des navires de Nemi fait sensation - même les fabricants de cigarettes consacrent leurs propres cartes de collection à la découverte du siècle. Sur la gauche de la carte, l'un des nombreux supports décoratifs en bronze trouvés dans l'épave.
Photo: imago stock&people
Des visiteurs de toute l'Europe affluent au lac Nemi pour admirer les restes de la coque. Parmi les curieux se trouvaient le roi Victor-Emmanuel III d'Italie, de nombreux ministres, des militaires et des hauts représentants de l'État italiens et étrangers.
Photo: Wikipedia
Et bien sûr, la haute société internationale : ici, Millicent Veronica Willison, l'épouse de William Randolph Hearst. Hearst était un éditeur de journaux, un entrepreneur médiatique et un homme politique américain influent. Il est devenu célèbre pour ce que l'on appelle le "Yellow Journalism", c'est-à-dire les reportages à sensation, souvent très pointus.
Photo: IMAGO/Bridgeman Images
Dessin d'arpentage du premier navire de Nemi pendant les fouilles : le relevé détaillé documente la structure de la coque, les superstructures et les objets trouvés éparpillés - la base de la reconstitution scientifique de l'ancien navire d'apparat.
Photo: L'Archeologo Subacqueo, Anno VI, n. 3 (18), Settembre-Dicembre 2000
Plan du deuxième navire de Nemi, plus petit, d'après les relevés de Guglielmo Gatti. Le dessin montre les lignes claires de la coque et la structure dense des membrures, telles qu'elles ont été documentées lors du sauvetage.
Photo: L'Archeologo Subacqueo, Anno VI, n. 3 (18), Settembre-Dicembre 2000
La sensation grandit à chaque détail mis au jour: sols en marbre et en mosaïque, bases de colonnes, plaques de cuivre dorées, décorations artistiques en bronze.
On y trouve des installations de bain avec eau chaude et froide, alimentées par un réseau de tuyaux en plomb. Particulièrement spectaculaires: des plateformes pivotantes montées sur roulements à billes, une technique que l'on n'avait longtemps pas cru les ingénieurs antiques capables de maîtriser.
Le nom de Caligula gravé dans le plomb
La datation ne laisse guère de doute. Marques de briques, formes de construction, matériaux: tout renvoie clairement au début de l'époque impériale. Plus décisif encore: plusieurs tuyaux en plomb portent le nom de Caligula.
«C. CAESARIS AVG GERMANIC»
Inscription estampillée sur les tuyaux en plomb
Mussolini fait construire un musée, les découvertes sont conservées et exposées. L'histoire pourrait s'arrêter là. Mais elle ne s'arrête pas. Tandis que les archéologues célèbrent, le temps leur échappe... sans qu'ils le sachent encore.
La deuxième partie du reportage est à paraître prochainement sur blue News.
Notice sur l’IA: cet article a été traduit de l’allemand à l’aide de l’intelligence artificielle.