Affaire Girardin: le Conseil d'Etat ouvre une procédure de suspension

ATS

1.6.2018

Vaud: "Actuellement, la Municipalité  (de Vevey ndr.) fonctionne avec quatre membres. Sur certains dossiers, des municipaux se récusent et il n'y a plus le quorum", regrette la conseillère d'Etat Béatrice Métraux, interrogée par l'ats (archives).
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Nouvel épisode dans l'affaire Girardin, du nom du municipal veveysan soupçonné de conflit d'intérêts: le Conseil d'Etat a décidé d'ouvrir une procédure de suspension à son égard. Il répond ainsi à une demande de la Municipalité de Vevey (VD).

Le gouvernement cantonal, qui a en outre déposé plainte pénale contre celui qui est aussi président de la Fondation Apollo, songe à aller plus loin. En l'absence du principal intéressé, en arrêt maladie, "des récusations de membres de la Municipalité sur certains dossiers et constatant l’impossibilité pour l’exécutif de remplir ses missions", il dit vendredi envisager de repourvoir le siège provisoirement vacant "pour autant qu'il le reste".

"Actuellement, la Municipalité fonctionne avec quatre membres. Sur certains dossiers, des municipaux se récusent et il n'y a plus le quorum", regrette la conseillère d'Etat Béatrice Métraux, interrogée par l'ats.

Un prochain audit

En tant qu'autorité de surveillance des communes, le gouvernement a par ailleurs décidé de confier un mandat pour la réalisation d'un audit. Ce dernier doit se pencher sur les rapports de travail entre les membres du collège veveysan et les cadres de l'administration communale après différentes plaintes.

"Nous sommes en train de réfléchir à la personne ou à l'institution qui pourra le mener", poursuit la ministre. Interrogée sur un calendrier, Béatrice Métraux souhaite aller "très rapidement".

Démarches judiciaires

Dans un communiqué envoyé quasi simultanément vendredi, la Fondation Apollo informe pour sa part qu'elle entreprend des démarches judiciaires pénales et civiles à l'encontre de son président, pour l'heure suspendu, Lionel Girardin.

Elle dit se baser sur "un nombre suffisant d'informations" pour procéder de la sorte et chercher ainsi à sauvegarder les intérêts de la Fondation.

Dans le cadre de ses fonctions à la tête de la Fondation Apollo active dans le logement social, le municipal socialiste est soupçonné d'avoir confié des mandats rémunérés à des proches et d'exercer au sein de la structure un travail rémunéré via sa propre société. Ce qui est en principe interdit pour les fondations d'utilité publique exonérées d'impôts.

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