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Le secrétaire général du Conseil de l'Europe Alain Berset souhaite renforcer non seulement la sécurité militaire, mais aussi la sécurité démocratique en Europe. Jeudi, à Copenhague, il a évoqué un nouveau pacte visant à protéger la démocratie en Europe contre les influences étrangères et la désinformation.
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Le secrétaire général du Conseil de l'Europe Alain Berset souhaite renforcer non seulement la sécurité militaire, mais aussi la sécurité démocratique en Europe. Jeudi, à Copenhague, il a évoqué un nouveau pacte visant à protéger la démocratie en Europe contre les influences étrangères et la désinformation.
Parallèlement à l'armement militaire qui coûte des milliards en Europe, on observe un recul de la démocratie dans cette région, a déclaré Alain Berset, secrétaire général du Conseil de l'Europe, lors du sommet de la Communauté politique européenne (CPE) au Danemark. Il faut relever ces deux défis – celui de la sécurité et celui de la démocratie – ensemble.
Les processus démocratiques tels que les élections doivent être protégés contre la désinformation. Car il ne sert à rien d'avoir une Europe réarmée si, dans 10 ou 15 ans, des partis extrémistes – qui pourraient être pro-russes – remportent des élections démocratiques, a poursuivi le Fribourgeois.
Une ingérence étrangère a été observée lors des élections en Moldavie, en Roumanie et en Allemagne. Lors des élections en Suisse en 2023, les services de renseignement ont également signalé avoir reçu des indications d'une éventuelle ingérence étrangère avant les élections, a déclaré l'ancien conseiller fédéral.
L'exemple de la Moldavie dimanche dernier est toutefois un bon exemple, car les difficultés attendues ne se sont pas produites. Cela montre qu'il existe des méthodes pour lutter contre la désinformation et l'ingérence étrangère, a déclaré M. Berset.
Le Conseil de l'Europe souhaite désormais consigner ces méthodes dans ce que le secrétaire général du Conseil de l'Europe appelle le «nouveau pacte pour la démocratie».
Dans un autre registre, le Fribourgeois estime que Suisse a fait des progrès depuis le jugement sur le climat. Il a déclaré à Keystone-ATS avoir avoir pris connaissance avec satisfaction du rapport du Comité des ministres du Conseil de l'Europe. Dès le début, il a considéré le jugement et ses conséquences comme un processus.
En septembre, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe a félicité la Suisse pour sa mise en œuvre de l'arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) sur le climat. Dans son arrêt d'avril 2024, la Cour avait estimé que la Suisse n'en faisait pas assez pour protéger la population contre les conséquences de la crise climatique.
Cet arrêt a suscité de vives réactions en Suisse, ce qui était compréhensible et légitime, a poursuivi le secrétaire général. Il a déclenché un processus et l'engagement de la Suisse au sein du Conseil de l'Europe montre que les choses peuvent aller vite et bien. Il s'agit de la bonne direction, selon Alain Berset.