«Nous devons remédier maintenant aux lacunes du dispositif»

sn, ats

29.11.2021 - 10:30

«Nous ne pouvons pas échouer». Au début d'une réunion des 194 pays de l'OMS, le conseiller fédéral Alain Berset a appelé lundi la communauté internationale à un accord contraignant pour préparer les pandémies. Un consensus a été trouvé pour ouvrir des négociations.

sn, ats

29.11.2021 - 10:30

Le conseiller fédéral Alain Berset a relevé l'importance d'aboutir à un nouvel accord contraignant à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour préparer la réponse aux prochaines pandémies (archives).
ATS

«Nous devons remédier maintenant aux lacunes et aux manquements du dispositif en place», a affirmé par vidéo le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI), en ouvrant cette session spéciale de trois jours de l'Assemblée mondiale de la santé. «Il en va de notre responsabilité envers les générations présentes et futures», a-t-il ajouté.

Dimanche, plusieurs délégations, dont celle de l'UE, ont annoncé qu'un consensus avait été trouvé pour un nouvel accord, que ce soit un traité ou une convention. Les Etats-Unis, opposés à un instrument contraignant, ont fait des concessions.

Face aux nombreuses critiques sur la réponse internationale à la pandémie, l'UE avait porté la proposition. Au centre de l'attention notamment, le Règlement sanitaire international, qui cadre la réponse aux urgences de santé publique, a été largement visé.

Vers un accord d'ici 2024

De nombreux acteurs veulent le compléter par un traité ou de petits ajouts et non le remplacer. Ce règlement «n'a pas été prévu pour faire face à la préparation d'une pandémie», admet un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le terme «pandémie» n'y figure même pas.

La Suisse souhaite une meilleure application du règlement et est «prête à oeuvrer de manière constructive», selon M. Berset. Il a répété l'importance d'une OMS forte, au centre de la gouvernance mondiale de la santé. Et le conseiller fédéral d'appeler à une meilleure répartition des ressources ainsi qu'à investir davantage dans la prévention aux niveaux national et international.

Selon le projet de décision, le groupe intergouvernemental de négociation d'un nouveau traité devra se réunir une première fois avant mars prochain. Un rapport intermédiaire est attendu pour mai 2023. Le résultat devrait être sur la table pour l'Assemblée mondiale de la santé de mai 2024, selon le projet qui doit être avalisé d'ici mercredi par les 194 Etats membres.

sn, ats