Nouveaux chiffres de la ConfédérationVoici combien d’argent il reste aux ménages suisses à la fin du mois
Dominik Müller
17.11.2025
7186 francs nets par mois, c'est le montant moyen dont disposaient les ménages suisses en 2023. Mais pour beaucoup, cela suffit à peine pour épargner.
Les rentes et les prestations sociales représentent la deuxième source de revenus la plus importante en Suisse, avec 20,8 % en 2023.
Symbolbild: Keystone
Dominik Müller
17.11.2025, 09:54
17.11.2025, 13:58
Dominik Müller
Pas le temps ? blue News résume pour toi
En 2023, le revenu disponible moyen des ménages en Suisse était de 7186 francs par mois.
Les revenus du travail représentaient la plus grande part du revenu brut, soit 73,6 %, tandis que 30,5 % étaient consacrés aux dépenses obligatoires telles que les impôts et les primes d'assurance maladie.
Après déduction de toutes les dépenses, il restait en moyenne 1736 francs par mois aux ménages pour épargner.
En 2023, le revenu disponible moyen des ménages en Suisse s'élevait à 7186 francs par mois et est resté stable par rapport à l'année précédente. C'est ce qui ressort des résultats de l'enquête sur le budget des ménages 2023 de l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Les 7186 francs correspondent au revenu brut moins les dépenses obligatoires. Il inclut les revenus de tous les membres d'un ménage qui, en Suisse, se compose en moyenne de 2,07 personnes.
Le revenu du ménage comprend non seulement les salaires et allocations versés chaque mois, mais aussi les paiements annuels tels que le 13e mois de salaire. Les pensions reçues, les prestations sociales et les transferts d'autres ménages ainsi que les revenus de la fortune comme les intérêts et les dividendes sont également ajoutés.
Tous les ménages ne disposent toutefois pas de 7186 francs par mois. En 2023, selon l'enquête, environ 61 pour cent de tous les ménages avaient un revenu disponible inférieur à la moyenne suisse.
Les trois quarts proviennent de l'activité professionnelle
En 2023 également, les revenus du travail ont constitué le principal pilier, représentant en moyenne 73,6 % du revenu brut. Les rentes et prestations sociales ont constitué la deuxième source de revenu la plus importante, avec 20,8 %.
Les revenus de la fortune jouaient un rôle secondaire pour une grande partie des ménages (en moyenne 4,5 pour cent du revenu brut). Pour un ménage sur sept seulement, cette part représentait plus de 4,5 pour cent du revenu brut.
Les transferts d'autres ménages privés (comme les pensions alimentaires) ont contribué en moyenne à 1,1 % du revenu brut. Cette situation de revenu s'est surtout manifestée dans les ménages monoparentaux.
30,5 % pour les dépenses obligatoires
En 2023, les dépenses obligatoires s'élevaient à 3154 francs par mois, soit 30,5 % du revenu brut. Les impôts constituent le poste le plus important avec 1245 francs par mois en moyenne, soit 12,0 % du revenu brut.
Les dépenses obligatoires comprennent également les cotisations aux assurances sociales (10,3 % du revenu brut), comme les cotisations à l'AVS et à la caisse de pension, les primes d'assurance maladie obligatoires (6,7 %) ainsi que les dépenses de transfert monétaire à d'autres ménages (1,5 %).
Combien reste-t-il ?
Les ménages ont consacré 5049 francs par mois, soit 48,8 % du revenu brut, aux dépenses de consommation. Les dépenses de logement et d'énergie constituent le poste le plus important avec 14,0 %. Elles ont connu une augmentation significative par rapport à l'année précédente, passant de 1374 à 1449 francs par mois en moyenne.
Ainsi, après toutes les dépenses, il restait aux ménages privés en 2023 un montant moyen de 1736 francs par mois, soit 16,8 % du revenu brut, à épargner.
Néanmoins, en 2023 aussi, tous les ménages n’ont pas pu mettre de l’argent de côté. Les ménages appartenant à la classe de revenu la plus basse (moins de 4839 francs de revenu brut), par exemple, dépensaient souvent plus d’argent qu’ils n’en gagnaient.
Selon l'enquête, ce résultat serait notamment lié à la proportion relativement élevée de ménages de retraités (60%) dans cette classe, pour lesquels la consommation de la fortune finance une partie du budget du ménage.