Coupes drastiquesVoici ce que révèle l’ampleur des mesures chocs à la SSR
Sven Ziegler
24.11.2025
Après l’annonce d’une importante suppression de postes à la SSR, de nouveaux détails sont désormais connus. L’entreprise s’attend à environ 300 licenciements. On ignore encore comment ces suppressions affecteront les différentes régions.
Une caméra dans le studio 8 de la télévision suisse SRF avant l'enregistrement de l'émission "Arena". (photo d'archives)
sda
,
Petar Marjanović, Sven Ziegler
24.11.2025, 14:57
24.11.2025, 18:12
Sven Ziegler
Pas le temps ? blue News résume pour toi
Sur le total de 900 postes supprimés, environ 600 départs à partir de 2027 ne sont pas encore clarifiés – environ la moitié devrait se faire via des fluctuations, dit la SSR.
Selon la SSR, les objectifs régionaux et les mesures d'économie concrètes ne sont pas encore définis, mais les licenciements sont «inévitables».
Les répercussions sur les programmes et les sites sont prévisibles, mais pas encore chiffrées – la SSR souligne vouloir protéger la qualité journalistique.
Après la première information interne sur le personnel lundi matin, la SSR concrétise ses plans pour la deuxième grande coupe prévue à partir de 2027. Quelque 900 postes devraient disparaître, a annoncé la SSR lundi midi.
La transition débutera début 2026 dans les services du personnel et des finances, qui seront alors gérés de manière uniforme à l’échelle du groupe. Les collaborateurs continueront à travailler dans leurs régions respectives, mais devront opérer de plus en plus de manière intersites.
Sur les quelque 900 postes à plein temps qui doivent disparaître entre 2025 et fin 2029, un tiers est déjà en cours de suppression. Cette partie a été annoncée et consultée par les quatre sociétés régionales SRF, RTS, RSI et RTR en 2024 et 2025.
Il reste ainsi environ 600 postes qui ne devraient être supprimés qu’au second volet à partir de 2027. « D’après l’expérience des dernières années, nous estimons qu’un peu plus de la moitié pourra être absorbée par la fluctuation naturelle ou les départs à la retraite », déclare Gianna Blum, porte-parole des médias de la SRG, à la demande de blue News. »
En d'autres termes, la SSR s'attend à devoir licencier environ 300 personnes supplémentaires. Blum confirme alors : «Les licenciements sont malheureusement inévitables».
La répartition des quelque 900 postes supprimés entre les quatre régions linguistiques reste encore ouverte. Bien que la future structure de direction soit définie depuis aujourd’hui, il n’existe pas encore de chiffres cibles concrets par site. Il est d’abord nécessaire de coordonner les mesures de réduction des coûts entre les différentes divisions, indique-t-on.
Les répercussions sur les régions ne sont pas encore claires
Ce n'est qu'ensuite que la SSR pourra déterminer les postes et les emplois qui seront effectivement supprimés. Les équipes de direction régionales seront renouvelées d'ici mi-2026 – ce qui pourrait également avoir des répercussions sur la structure interne.
Cette année, plusieurs émissions ont déjà disparu. Ainsi, la célèbre émission sur les célébrités «Gesichter & Geschichten» a été supprimée du programme. D'autres formats ont également été victimes du crayon rouge. Les utilisateurs* de la SSR doivent-ils maintenant s'attendre à d'autres coupes dans les programmes ? «Nous faisons d'abord des économies dans les structures, les processus, les normes et le portefeuille afin de protéger le programme et le journalisme», explique Mme Blum, porte-parole de la SSR pour les médias.
Dans le même temps, elle reconnaît que l'objectif d'économie d'environ 270 millions de francs au total d'ici 2029 «ne peut pas être atteint sans conséquences sur l'offre». Il est donc clair que cela ne se fera pas sans coupes.
«Il ne sera pas possible de faire la même chose»
La question de savoir si certains formats seront réduits ou supprimés reste donc ouverte. La SSR ne s'exprime pas non plus concrètement sur la question de savoir si les studios régionaux ou les structures de correspondants pourraient être affaiblis.
La question de savoir comment la SSR entend continuer à garantir une offre journalistique équilibrée pour toutes les régions linguistiques avec un personnel massivement réduit est particulièrement sensible. La SSR renvoie à la concession : le plurilinguisme est «clairement ancré» et reste la mission principale.
En même temps, elle n'exclut pas que les téléspectateurs ressentent les économies : «Il ne sera pas possible de faire la même chose avec moins de moyens», explique Blum. La priorité est toutefois donnée à la qualité journalistique, qui n'est «pas négociable».