Des experts exigent un droit à un environnement durable

sn, ats

4.6.2021 - 10:14

L'ONU doit reconnaître formellement le droit à un environnement «sûr, propre, sain et durable» comme un droit humain. Des dizaines d'experts indépendants onusiens l'ont exigé vendredi à Genève. La Suisse fait partie des pays qui portent la discussion.

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4.6.2021 - 10:14

High Commissioner for Human Rights Michelle Bachelet, right, sitting next to U.N. Secretary-General Antonio Guterres, left, adresses her statement, during the opening of the High-Level Segment of the 43rd session of the Human Rights Council, at the European headquarters of the United Nations in Geneva, Switzerland, Monday, February 24, 2020. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet, ainsi que plus de 1000 ONG appuient un droit à l'environnement durable. (archives)
KEYSTONE

«Il y a une reconnaissance grandissante qu'un environnement sain est un droit humain», affirment les experts indépendants, qui ne s'expriment pas au nom de l'ONU, dans une déclaration commune. Parmi les Etats membres, plus des trois quarts, 156 au total, ont déjà formalisé ce droit dans leur Constitution, leurs lois ou dans des accords régionaux.

Pour les experts, cette approche doit désormais être aussi approuvée à l'ONU. Ils estiment même que la situation de milliards de personnes «s'améliorerait».

Proposition bien soutenue

Les experts indépendants appellent le Conseil des droits de l'homme et l'Assemblée générale à oeuvrer. Cinq pays, dont la Suisse, constituent un groupe pour faire avancer ce droit. Leur appel avait été suivi par plus de 60 Etats membres ou observateurs du Conseil. Outre ces pays, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet et plus de 1000 ONG appuient un droit à l'environnement durable.

La pandémie, le changement climatique ou encore la perte de biodiversité ont mis l'environnement au centre des discussions internationales. La population saisit «de plus en plus» que les crises environnementales affectent de nombreux droits humains, ajoutent encore les dizaines d'experts.

Ils appellent à mettre ces droits, notamment pour protéger les personnes les plus vulnérables, au centre de tout dispositif. Chaque année, neuf millions de décès qui pourraient être évités sont attribués à l'environnement. La santé de milliards de personnes est également affectée dans les différents pays.

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