Après les violentes critiques La discussion a été «courtoise mais ferme» entre Parmelin et Trump

ATS

21.1.2026 - 18:20

Le président suisse Guy Parmelin a décrit une discussion «courtoise mais ferme» avec son homologue américain Donald Trump, après ses propos chocs sur la Suisse tenus au WEF. Le républicain a dépeint une Suisse profiteuse du marché américain, évoquant la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter de manière peu délicate.

Devant la presse, Guy Parmelin a décrit sa discussion avec Donald Trump comme «courtoise mais ferme».
Devant la presse, Guy Parmelin a décrit sa discussion avec Donald Trump comme «courtoise mais ferme».
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Le président américain a décrit la Suisse, pays hôte du Forum économique mondial (WEF), comme une nation qui profite du commerce américain, mentionnant à plusieurs reprises des bénéfices de 41 milliards côté helvétique.

«Nous avons signifié au président américain qu'il y avait depuis novembre un surplus de 8,8 milliards de dollars (environ 7 milliards de francs) en faveur des Etats-Unis», a déclaré M. Parmelin à la presse à l'issue de la rencontre. M. Trump a semblé surpris, mais réagi positivement, a-t-il ajouté.

Le Vaudois ne s'attend pas forcément à un retour des taxes à 39%. La Suisse et les Etats-Unis ont convenu en novembre de baisser les tarifs douaniers à 15%, après d'âpres négociations.

Mais le deal doit encore être scellé avec un accord formel. M. Parmelin a annoncé des discussions prochaines avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer, acteur clé des négociations, sans donner plus détails.

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À Davos, Donald Trump a affirmé avoir renoncé à taxer la Suisse à 70% pour ne pas la « détruire ». Ironisant sur l'ex-présidente Karin Keller-Sutter, il a rappelé qu'un accord fiscal avec Washington reste à finaliser après des mois de négociations.

21.01.2026

Selon les règles de Trump

Le Vaudois a décrit une discussion «courtoise mais courte», d'environ 15 minutes, qui s'est déroulée selon les règles du président américain. Il est venu avec une délégation plus grande que prévue.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent ainsi que le secrétaire et le représentant au commerce Howard Lutnick et Jamieson Greer ont pris part aux discussions. Les conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Karin Keller-Sutter étaient aussi présents.

Donald Trump a reconnu l'ancienne présidente de la Confédération, la décrivant comme «forte et courageuse», a indiqué M. Parmelin. Le milliardaire avait plus tôt évoqué la ministre des finances la qualifiant de «Première ministre», «une femme».

Avancées sur le plan de paix

Le ministre de l'économie s'est également entretenu mercredi avec le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Mohammed Mustafa et le président israélien Isaac Herzog. Les deux parties souhaitent aller de l'avant dans la deuxième phase du plan de paix initié par Donald Trump, même s'il reste de multiples embuches sur le chemin, a-t-il dit.

La Suisse n'a pas été invitée à la première réunion du «Conseil de paix» du président américain qui pourrait avoir lieu jeudi en marge du WEF. «Et elle ne s'y rendra pas», a précisé M. Parmelin.

Berne a par contre été invité à rejoindre ce conseil, initialement conçu pour faire avancer le plan de paix à Gaza, mais qui prend des allures de concurrent à l'ONU pour régler les conflits dans le monde. Le gouvernement n'a pas encore pris de décision.

Guy Parmelin a également évoqué l'accord avec le Mercosur signé l'année dernière avec le président argentin Javier Milei et plaidé pour un meilleur marché pour l'acier suisse auprès du président finlandais Alexander Stubb.