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Si les prix des lettres augmenteront l'année prochaine, ceux des colis resteront stables (archives).
ATS
La Poste augmentera les tarifs des lettres à partir de l'année prochaine. Il faudra payer 10 centimes de plus pour une lettre standard en courrier B et 20 centimes en courrier A. Les prix des colis resteront en revanche inchangés jusqu'à fin 2029.
Les catégories de poids des lettres ont aussi été revues. La catégorie standard comprendra désormais les lettres jusqu'à 50 grammes, contre 100 grammes actuellement, et ne sera pas soumise à la TVA, indiquent jeudi l'entreprise et le Surveillant des Prix dans des communiqués. Plus de 95% des lettres considérées aujourd’hui comme standard entrent dans cette catégorie.
A partir de 2027, envoyer une lettre standard en courrier A coûtera 1,40 franc (1,20 franc actuellement). Pour une grande lettre, il faudra débourser 2,75 francs au lieu de 2,50 francs. Le tarif restera le même pour les «midilettres», celles entre 51g et 100g (1,70 franc). Une hausse de 20 centimes est prévue pour le courrier A Plus et les recommandés.
En courrier B, le tarif sera de 1,10 franc pour une lettre standard (contre 1 franc actuellement), 1,35 franc pour une «midilettre» (1,40) et 2,25 francs pour une grande lettre (2 francs).
Une nouvelle catégorie d'envoi pour les lettres volumineuses sera introduite afin de faciliter l'envoi de petites marchandises. Une telle lettre coûtera 4,20 francs.
Les prix pour les colis nationaux et internationaux ne seront en revanche pas relevés, de même que les rabais accordés en cas d'affranchissement en ligne de colis pour la Suisse. La Poste a aussi renoncé à augmenter ses tarifs pour les services de réacheminement du courrier, de réexpédition et de dédouanement.
La Poste et Monsieur Prix sont parvenus à ce règlement à l'amiable après «d'intenses négociations», souligne ce dernier. Et d'exhorter les responsables politiques à «trouver des solutions durables» pour financer le service postal universel.
Depuis 2010, le volume des lettres diminué de deux cinquièmes tandis que les coûts du service universel restent largement constants, rappelle la Poste. Malgré la simplification de ses processus et des gains d'efficacité, l'entreprise ne parvient pas à compenser entièrement cette baisse. C'est pourquoi des adaptations «modérées» de prix sont nécessaires, explique le géant jaune.
Le Surveillant des prix souligne également que, dans les conditions actuelles, il ne sera plus possible d'assurer à la fois la fourniture d'un service universel abordable, le développement de nouveaux produits numériques et le versement d'un dividende à la propriétaire. Il plaide pour la suppression de ce dernier.