«Accusations graves et ciblées» Les conclusions de l'audit du Service de l'enseignement sont connues

ATS

2.6.2025 - 10:48

L’audit externe blanchit la direction du Service de l’enseignement obligatoire de langue française (SEnOF) de Fribourg des accusations de harcèlement, d’abus de pouvoir et de conflits d’intérêts. Six mesures d'amélioration seront prises.

Le Conseil d'Etat, par la voix de Sylvie Bonvin-Sansonnens, en charge de la formation, soutient la mise en oeuvre de mesures prioritaires pour que la sérénité revienne à tous les échelons hiérarchiques (archives).
Le Conseil d'Etat, par la voix de Sylvie Bonvin-Sansonnens, en charge de la formation, soutient la mise en oeuvre de mesures prioritaires pour que la sérénité revienne à tous les échelons hiérarchiques (archives).
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Keystone-SDA

«Les accusations graves et ciblées contre la direction du SEnOF (harcèlement, climat de peur, abus d’autorité, etc.) ne sont pas fondées», a indiqué lundi le Conseil d'Etat en lien avec l'audit. L’étude n’apporte pas d’éléments matériels quant à l’existence de conflits d’intérêts au sein de la direction du SEnOF.

L'audit montre qu'il n'y a pas une inadéquation des politiques éducatives aux demandes de la société ou une baisse de niveau des élèves à la sortie de l’école obligatoire. Il relève que l’école à visée inclusive et l’évaluation préoccupent une grande partie du corps enseignant. «Certaines difficultés et situations de souffrance au travail principalement au niveau du corps enseignant» ont été observées.

L'étude montre la nécessité d’un management renforcé et encadré à tous les niveaux hiérarchiques, ainsi que d’une organisation plus claire. Suivant les recommandations de l’auditeur, le Conseil d’Etat soutient la mise en oeuvre de six mesures d’amélioration.

Canal de signalement confidentiel

La prévention contre le harcèlement et le mobbing principalement au niveau des établissements scolaires sera renforcée ainsi que les voies de dénonciation pour que les collaborateurs puissent s’exprimer sans crainte, en contournant au besoin la voie hiérarchique. Une charte éthique interne sera élaborée et spécifiera les règles de gestion des conflits d’intérêts.

Un canal de signalement confidentiel sera mis en place pour renforcer la transparence et permettre aux employés de signaler des conflits d’intérêts sans crainte de représailles. Les profils de compétence composant la direction du SEnOF seront enrichis d’ici au 1er janvier 2026. Un schéma hiérarchique simple sera élaboré pour faciliter la compréhension de la nouvelle organisation et des responsabilités de chacun.

Mandat du Grand Conseil

Le Conseil d'Etat espère que ces améliorations vont permettre que la sérénité revienne à tous les échelons hiérarchiques. Il y a presque une année, un audit concernant le fonctionnement du service était lancé pour donner suite à un mandat du Grand Conseil. L'analyse a été menée par l’entreprise MoveUp.

Une plateforme web a été proposée pour permettre à tous les membres du corps enseignant ainsi qu’au personnel administratif du SEnOF et des établissements scolaires de s’exprimer (soit environ 4000 personnes, y compris les personnes ayant quitté le service.) Il y a eu 2200 répondants pour la partie consacrée au harcèlement/mobbing et 2050 pour celle consacrée aux mesures pédagogiques.

Au total, 38 personnes s’estimant victime de harcèlement et de mobbing ont demandé un entretien confidentiel. De plus, 79 entretiens ont été menés pour entendre les membres de l’administration du SEnOF, d’autres services de la Direction de la formation et des affaires culturelles (DFAC) ou de l'Etat, toutes les directions des CO, les directions d’établissements primaires ainsi que les collaborateurs pédagogiques qui souhaitaient être entendus. Ce fut le cas aussi pour 20 enseignants (10 désignés par la DFAC, 10 par les syndicats).