L'augmentation de l'agressivité inquiète Gerhard Pfister

wk, ats

30.10.2021 - 06:49

Le populisme et la résistance aux règles du jeu démocratique ont désormais frappé la Suisse de plein fouet, estime le président du Centre Gerhard Pfister. La Suisse suit ainsi une tendance qui est déjà bien avancée dans d'autres pays.

Le président du Centre Gerhard Pfister craint que le débat en Suisse en devienne de plus en plus violent (archives).
ATS

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30.10.2021 - 06:49

Pendant longtemps, la Suisse s'est faussement imaginée en sécurité, pensant que les grandes crises l'éviteraient, remarque M. Pfister dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia. La crise du Covid-19 est la première que la Suisse traite comme tous les autres pays.

La critique du gouvernement est autorisée, rappelle l'élu, mais il constate un nouveau phénomène: de nombreux critiques ne cherchent plus à convaincre les autres mais seulement à se rassurer en se disant qu'ils ont raison. Dans cette logique, tous ceux qui pensent différemment sont des ennemis.

Certains ont même accusé le Conseil fédéral d'agir délibérément contre les intérêts de la population, note le Zougois, pour qui un tel manque de culture est dangereux dans une démocratie directe.

«Quelle quantité de ce poison restera-t-il après la pandémie ? Devons-nous nous préparer à ce que notre débat devienne ensuite de plus en plus agressif et violent ?» s'interroge M. Pfister. Et d'ajouter que, ce qui est nouveau, c'est que les conflits s'étendent jusque dans la sphère privée.

Selon lui, la Suisse se caractérise par une grande diversité, de nombreuses minorités et différences, pour autant que ces différences ne conduisent pas à des divisions. M. Pfister estime que c'est la tâche de son parti de maintenir la communauté ensemble et de ne pas la diviser.

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