L'UDC Lausanne axe sa campagne sur l'emploi et le respect des lois

sj, ats

22.1.2021 - 12:30

Responsable presse de la campagne UDC Lausanne, Fabrice Moscheni a présenté vendredi le programme politique pour les communales du 7 mars, axé sur l'emploi et la sécurité (archives).
ATS

L'UDC lausannoise a présenté vendredi son programme politique en vue des élections communales du 7 mars. Elle défend deux axes prioritaires: l'emploi et le respect des lois. Elle lance cinq candidats à la Municipalité et quatorze candidats au Conseil communal.

A ce jour, le parti n'est jamais parvenu à entrer dans l'exécutif lausannois et son meilleur score au législatif est de quatorze sièges. C'est donc avec une ambition modeste que l'UDC se présente à ce scrutin communal dans la capitale vaudoise.

«Notre ambition se situe plus au niveau de nos idées et propositions», a affirmé devant la presse Fabrice Moscheni, conseiller communal, responsable presse de la campagne, ex-président de l'UDC Vaud et lui-même candidat à la Municipalité. «Nous voulons une ville de Lausanne durable économiquement, financièrement et socialement», a-t-il résumé.

«Les deux fils rouges seront l'emploi et le respect des lois, deux thèmes oubliés par l'actuelle majorité de gauche. Nous voulons particulièrement soutenir les commerçants et les indépendants, mal représentés par l'exécutif lausannois», explique-t-il.

Tolérance zéro face aux dealers

Parmi les mesures économiques en tête de liste: permettre aux commerces locaux qui le désirent de rester ouverts le jeudi et le vendredi jusqu'à 21h00 et offrir la gratuité des transports publics le samedi sur présentation d'un ticket de caisse d'un commerce lausannois.

S'agissant de la sécurité, deux propositions retiennent l'attention. L'UDC Lausanne veut punir les insultes aux forces de l'ordre par une amende automatique de 500 francs. Elle souhaite aussi mettre en place une politique de tolérance zéro face aux dealers et à la petite criminalité. Le parti dénonce la «politique schizophrène» de la Ville en la matière.

«Il faut une réponse judiciaire plus rapide à l'infraction et une interdiction de périmètre», détaille Valentin Christe, conseiller communal, ex-président de cet organe et candidat à la Municiaplité.

A contre-courant sur la mobilité

Le parti s'affiche à contre-courant sur la mobilité par rapport aux autres partis. Il veut non pas supprimer des places de parc mais en créer 1000 dans toute la ville. Il veut aussi stopper le développement «anarchique» des pistes cyclables. «Halte à l'hystérie anti-voiture», scande-t-il.

Son programme de législature 2021-2026 prévoit encore par exemple une baisse de 10% de la rémunération des élus ainsi qu'une diminution de l'impôt communal de trois points. Il s'agit de rendre le pouvoir d'achat aux citoyens et de s'opposer à la création ou l'augmentation de taxes, selon les responsables.

Quid des questions climatiques, environnementales et énergétiques, peu présentes dans le programme? «Ces thèmes-là ne sont pas oubliés. Ils sont traités via nos mesures sur l'emploi et l'économie», assure M. Moscheni. «Nous ne voulons pas d'une écologie castratrice mais d'une écologie optimiste, où l'évolution technologique permet de résoudre les problèmes climatiques», dit-il.

Aux côtés de MM. Moscheni et Christe, les trois autres candidats à la Municipalité sont Patrizia Mori, spécialiste de questions bancaires et financières, Nicola Di Giulio, enquêteur de police et vice-président du conseil communal, et Yohan Ziehli, juriste, collaborateur scientifique à l'UDC Suisse et vice-président de l'UDC Vaud.

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