Rapport du Conseil fédéralLa planification hospitalière doit rester en mains cantonales
ATS
28.1.2026 - 11:51
La planification hospitalière doit rester une compétence cantonale, indique mercredi le Conseil fédéral dans un rapport. Il estime toutefois qu'une collaboration plus étroite entre les cantons est nécessaire.
D'ici 2029, les cantons souhaitent déterminer ensemble quels traitements et interventions hospitaliers relèvent des soins de base et lesquels relèvent des soins spécialisés (archives).
KEYSTONE
Keystone-SDA
28.01.2026, 11:51
ATS
La pression financière qui pèse sur de nombreux hôpitaux et l'augmentation constante des primes ont clairement montré que la planification hospitalière cantonale devait être améliorée, selon le rapport. Une concentration du paysage hospitalier imposée par la Confédération n'est cependant actuellement «pas une option pertinente».
Il convient plutôt de développer l'approche des régions de soins par les cantons. C'est la seule façon de garantir des soins de santé de haute qualité à des coûts raisonnables, estime le gouvernement.
Récemment, la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) a annoncé que les cantons souhaitaient à l'avenir mieux coordonner leur planification hospitalière. L'objectif est de renforcer la concentration des prestations hospitalières spécialisées.
D'ici 2029, les cantons souhaitent ensuite déterminer ensemble quels traitements et interventions hospitaliers relèvent des soins de base et lesquels relèvent des soins spécialisés. Sur la base de cette répartition, des critères uniformes pour l'attribution des mandats de prestations aux hôpitaux seront finalement définis à partir de 2029.
Cette décision s'inscrit notamment dans le contexte des pressions exercées par la Confédération. L'année dernière, le Parlement a décidé que la Confédération devait à l'avenir pouvoir intervenir à titre subsidiaire dans la planification hospitalière si elle jugeait la coordination entre les cantons insuffisante.
De son côté, l'association des hôpitaux H+ avait présenté une étude selon laquelle le statu quo en matière de financement et de gestion du secteur hospitalier n'était pas une option. La pression sur les coûts s'aggraverait encore en raison de l'évolution démographique et des progrès technologiques.