Guy Parmelin : "Nous avons sous-estimé la situation"

kut, ats

3.1.2021 - 05:16

Le président de la Confédération suisse Guy Parmelin reconnaît des erreurs dans la gestion de la crise liée au nouveau coronavirus. «Entre juillet et septembre, nous avons sous-estimé la situation», déclare-t-il dans le SonntagsBlick.

Guy Parmelin a entamé son année présidentielle le 1er janvier 2021 (archives).
KEYSTONE

«Nous pensions pouvoir maîtriser le virus. Idéalement, nous en étions loin», précise M. Parmelin dans l'entretien diffusé dimanche par le journal alémanique. Non seulement les politiciens, mais aussi beaucoup de spécialistes ont été surpris de voir la soudaine et rapide augmentation du nombre de cas de Covid-19 en automne, ajoute-t-il.

Le ministre de l'économie remarque en outre que la coordination et l'entente entre la Confédération et les cantons n'étaient pas toujours optimales. «C'était et ce n'est pas toujours facile. Et, parfois, le Conseil fédéral a dû parler clairement avec les gouvernements cantonaux».

Mais, poursuit-il, une meilleure coordination est possible avec beaucoup de dialogue. «Les cantons romands [l']ont prouvé à plusieurs reprises». «Nous pouvons certainement améliorer aussi bien la coordination que le dialogue», assure l'UDC vaudois.

Les politiciens décident

La crise sanitaire amène chaque jour quelque chose de nouveau, note M. Parmelin. «Personne, pas même la communauté scientifique, ne peut dire aux politiciens, quelles mesures permettraient de résoudre les problèmes en trois ou quatre semaines», estime-t-il, pointant du doigt le fait que la Suisse est maintenant confrontée au variant britannique du coronavirus, dont des études montrent une plus grande contagiosité.

«Les mesures prises ont toujours été une pesée des intérêts entre la santé, l'économie et la psyché des gens. Ce n'est pas tout noir ou tout blanc», relève le Vaudois. Il dit en outre que le Conseil fédéral a pris note des derniers avertissements des scientifiques, qui redoute notamment une troisième vague, alors que des hôpitaux sont proches de la saturation.

«Ces analyses font partie du rôle des scientifiques et des spécialistes», ajoute M. Parmelin, mais «c'est le rôle de la politique de décider».

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