La Suisse salue l'engagement sur les droits de l'homme en Libye

sn, ats

10.12.2020 - 10:13

La Suisse présidée par Simonetta Sommaruga pilote le soutien international à l'amélioration du droit international humanitaire (DIH) et des droits de l'homme en Libye (archives).
ATS

La Suisse salue les engagements pris par les participants au Forum sur le dialogue politique interlibyen (FDPL) sur le droit international humanitaire (DIH) et les droits de l'homme. Elle appelle à l'application «entière» des promesses dans la feuille de route.

Plus de 70 représentants politiques des parties au conflit libyen s'étaient réunis en novembre en Tunisie pour préparer une Libye réunifiée. Après plusieurs discussions, ils ont notamment décidé l'organisation d'élections en décembre 2021. Depuis, un cessez-le-feu est toujours appliqué mais les troupes sont maintenues et les mercenaires pas encore partis. De même, le FDPL est divisé sur les noms des membres des autorités qui doivent mener le pays jusqu'au scrutin de l'année prochaine.

A l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme jeudi, la Suisse, les Pays-Bas et la Mission de l'ONU en Libye (MANUL) ont eux tenu à relever les engagements pris sur le DIH et les droits de l'homme. Ceux-ci «doivent être au centre du processus de paix libyen et diriger toutes les composantes de son application», affirment ces trois acteurs, coprésidents du Groupe de travail sur le DIH et les droits de l'homme lancé par la communauté internationale.

Ils demandent une participation «significative» de la société civile et des femmes aux réunions du FDPL. Les droits des groupes vulnérables comme les réfugiés et migrants, les déplacés, les proches de disparus ou les détenus doivent être considérés, selon eux. «Tout processus politique qui ne cherche pas à faire avancer les droits de l'homme échouera», ajoutent les coprésidents.

La feuille de route approuvée en novembre garantit la protection des droits de l'homme et l'égalité entre hommes et femmes. Elle demande aussi une réconciliation nationale qui s'appuie sur une justice transitionnelle.

Ces dernières années, de nombreuses accusations de violations des droits de l'homme, dont de possibles crimes de guerre et crimes contre l'humanité, ont accompagné le conflit libyen. Une mission internationale indépendante d'établissement des faits, mandatée par le Conseil des droits de l'homme à Genève, doit rendre dans moins d'un an un rapport.

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