Laurence Cretegny: «On ne m'y reprendra plus»

gsi, ats

5.10.2021 - 18:05

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5.10.2021 - 18:05

Une semaine après les propos polémiques de la présidente du Grand Conseil vaudois Laurence Cretegny, qui avait cité «Tintin au Congo» avec un accent prétendument africain, l'affaire a été très brièvement abordée mardi en fin de séance. C'est la députée Elodie Lopez qui est revenue à la charge.

La deputee Laurence Cretegny, la future presidente du Grand Conseil vaudois est photographiee apres son election, lors de la ceremonie de l'election de la presidence pour la periode 2021-2022, ce mercredi 30 juin 2021 dans la salle pleniere du Grand Conseil vaudois a Lausanne. (KEYSTONE/Martial Trezzini)
La polémique au sujet du discours de Laurence Cretegny a été abordée brièvement en fin de séance mardi au Grand Conseil vaudois.
KEYSTONE

Lors d'une intervention personnelle, juste avant la clôture de la séance, l'élue du groupe Ensemble à gauche – POP a dit regretter que les propos de Laurence Cretegny n'aient pas été discutés plus tôt durant la journée. «J'aurais espéré entendre une réaction sur l'événement de la semaine dernière, une prise de position», a-t-elle dit.

Le discours de Laurence Cretegny, qui rendait alors hommage au chancelier Vincent Grandjean, est la preuve «d'une forme de racisme diffuse», bien qu'elle ne soit «pas toujours consciente», a poursuivi Elodie Lopez. «On ne peut pas ne pas en parler. Car en parler, c'est faire exister ce problème», a-t-elle ajouté.



Laurence Cretegny lui a répondu en disant qu'elle avait bien entendu les reproches et en rappelant qu'elle s'était déjà excusée. «On ne m'y reprendra plus», a-t-elle déclaré.

Mardi matin également, une dizaine de personnes se sont réunies devant le Parlement vaudois pour dénoncer les propos de la première citoyenne du canton. Jean-David Pantet Tshibamba, vice-président de l'Association des étudiants afro-descendants, a notamment lu une déclaration. Critiquant le «laxisme» face aux discriminations, il a demandé «l'ouverture d'un grand débat national sur la problématique du racisme anti-noir en Suisse, un débat qu'on nous refuse depuis trop longtemps».

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