TraficLe 30 km/h dans les villes doit être mieux cadré en Suisse
ATS
3.9.2025 - 13:01
L'extension du 30 km/h dans les villes suisses doit être mieux cadrée. Sur demande du Parlement, le Conseil fédéral a à contre-coeur ouvert mercredi la consultation sur des modifications d'ordonnances en ce sens. Il ne prévoit toutefois pas d'interdiction générale de circuler à 30 km/h sur ces routes.
Pour lutter contre le bruit routier, la Ville de Fribourg a instauré le 30 km/h sur une grande partie de son réseau routier (archives).
ATS
Keystone-SDA
03.09.2025, 13:01
03.09.2025, 13:46
ATS
La majorité de centre-droit aux Chambres fédérales a dénoncé un 30 km/h qui s'étend «de manière chaotique» dans de nombreuses villes et communes. Elle a donc demandé une limitation de vitesse à 50 km/h sur les routes «à orientation trafic».
En ne formulant pas d'interdiction généralisée du 30 km/h sur les routes «affectées à la circulation générale», le Conseil fédéral dit tenir compte des diverses préoccupations exprimées dans la pratique, indique-t-il dans un communiqué. Actuellement déjà, une expertise est nécessaire avant tout abaissement de la vitesse sur les axes routiers principaux.
Le gouvernement a ajouté qu'il devra être démontré que le 30 km/h n'entraîne aucun trafic d'évitement indésirable sur les routes d'intérêt local. En outre, sur les routes principales abaissées à 30 km/h, il ne sera pas permis d'instaurer le régime de la priorité de droite. Il sera aussi toujours possible d'aménager des passages pour piétons.
Pour lutter contre le bruit, le Conseil fédéral rend également possible d'ordonner temporairement des réductions de vitesse, en attendant la pose de revêtements phonoabsorbants, qui permettent d'absorber le bruit de la circulation, sur les routes très fréquentées dans les localités. Toujours en matière de protection contre le bruit, la possibilité de réduire la vitesse existera aussi en cas de dépassement des valeurs limites en vigueur.
Routes d'intérêt local
Aucun changement n'est prévu quant aux routes d'intérêt local, qui répondent avant tout aux besoins des riverains. L'instauration du 30 km/h restera possible, par exemple dans le seul but d'améliorer la qualité de vie, même sans motifs liés à la sécurité ou à la protection de l'environnement.
Depuis le 1er janvier 2023, la procédure est simplifiée, puisque plus aucune expertise n'est requise, rappelle le gouvernement. La consultation court jusqu'au 5 décembre.