Elections

Le Conseil d'Etat neuchâtelois devrait rester à gauche

js, ats

18.4.2021 - 09:33

La population neuchâteloise vote dimanche pour renouveler ses autorités. Le Conseil d'Etat devrait rester à gauche, même si les socialistes risquent bien de perdre leur 3e siège au profit des Verts. Au Grand Conseil, la gauche devrait rester légèrement majoritaire.

js, ats

18.4.2021 - 09:33

Les Neuchâtelois vont choisir dimanche leur Conseil d'Etat et leur Grand Conseil.
ATS

L'élection au Conseil d'Etat est assez ouverte, vu le départ des conseillers d'Etat socialistes Monika Maire-Hefti et Jean-Nat Karakash et étant donné les 21 candidats en lice. On s'achemine vers un ballotage partiel ou général. Le second tour est agendé le 9 mai. Pour y participer, les candidats devront avoir recueilli au moins 5% des suffrages.

Les socialistes, qui ne peuvent compter que sur un sortant, risquent d'avoir de la peine à maintenir leurs trois sièges, surtout si la vague verte se confirme. Laurent Kurth devrait être réélu, mais pas forcément au 1er tour.

Florence Nater, ex-présidente du parti cantonal et députée, devrait avoir le soutien des femmes de gauche et être aussi élue, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas de Frédéric Mairy, conseiller communal de Val-de-Travers. Le Vert Roby Tschopp, conseiller communal de Val-de-Ruz, est bien placé pour prendre le 3e siège socialiste.

Une seule femme

A droite, les deux conseillers d'Etat PLR sortants Laurent Favre et Alain Ribaux devraient être réélus, le premier peut-être déjà au 1er tour. La députée Vert'libérale, Mireille Tissot-Daguette, pourrait faire un bon score mais arrivera difficilement à passer la rampe, même si au second tour, le PLR décide de faire liste commune avec les Vert'libéraux. La seule femme, qui a de réelles chances d'être élue, est la socialiste Florence Nater.

Au Grand Conseil, 525 personnes sont candidates et la gauche devrait rester légèrement majoritaire. Le parlement était à majorité de droite à l'issue des élections de 2017, mais l'UDC Xavier Challandes a rejoint les Verts dès le début de la législature, ce qui a fait basculer la majorité dans l'autre camp.

Après les fédérales et les communales, la vague verte devrait se confirmer. Les Verts détiennent actuellement 17 sièges sur un total de 115 députés et pourraient en obtenir davantage. Même si le parti écologique maintient ses fauteuils, sa force électorale aura augmenté car le nombre d'élus a été réduit à 100.

La fin des apparentements

La poussée des Verts pourrait se faire au détriment du PS (32 sièges). Les Vert'libéraux, qui possèdent quatre fauteuils, ambitionnent de doubler leur députation. Le gain pourrait se faire notamment au détriment de l'UDC, voire du PLR. Ce dernier, qui avait 43 sièges en début de législature, devrait toutefois plus ou moins maintenir sa force électorale.

L'UDC, en perte de vitesse et qui a vu quatre députés quitter le parti pendant la législature, aura vraisemblablement de la peine à maintenir sa députation de neuf personnes de 2017. La nouvelle circonscription unique, la fin des apparentements et la baisse du quorum de 10 à 3% pourraient avantager certains partis comme l'UDC et rendent difficile le jeu des pronostics. La situation, en lien avec la pandémie, brouille aussi les cartes.

Le POP, qui compte actuellement six députés en provenance des Montagnes neuchâteloises, espère maintenir sa députation, voire la renforcer d'un ou deux sièges. Le Centre, qui a deux députés, mais qui est implanté dans tout le canton, devrait passer la barre du quorum de 3%.

Cela sera plus difficile pour SolidaritéS (deux députés au début de la législature de 2017), qui n'est implanté que sur le littoral et qui n'a réussi à trouver que quelques candidats en dehors du Bas du canton. Le Parti évangélique et la liste Apéro pour tout le monde ne devraient pas non plus atteindre le quorum de 3%.

Le taux de participation, qui était de 34,2% pour le Conseil d'Etat et de 33,3% pour le Grand Conseil en 2017, devrait être encore plus bas ce dimanche, selon les dernières projections.

js, ats