Politique Le référendum contre les nouveaux avions de chasse a abouti

ATS

25.6.2020

Un F/A-18 à Payerne.
Un F/A-18 à Payerne.
Keystone

Le référendum contre l'achat de nouveaux avions de combat a abouti. La Chancellerie fédérale a annoncé jeudi que 65'685 des 65'913 signatures déposées sont valables. Le peuple se prononcera le 27 septembre sur cet objet.

Le référendum est porté par le PS, les Verts et le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). Ils sont opposés à cette dépense de 6 milliards de francs pour des avions jugés «luxueux».

Durant l'ensemble de leur durée de vie, ces avions coûteraient jusqu'à 24 milliards de francs aux contribuables, selon l'estimation des référendaires; 18 milliards, d'après le Département fédéral de la défense. Les référendaires parlent d'un gaspillage d'argent «inutile et inacceptable», six ans après le non aux Gripen et particulièrement maintenant, "durant l'une des plus grandes crises économiques de l'histoire moderne de la Suisse."

Le Conseil fédéral et le Parlement prévoient d'acheter de nouveaux avions de chasse pour 6 milliards de francs à partir de 2025. Il s'agit de remplacer la flotte actuelle d'avions F/A-18 et Tiger.

Les Helvètes ne se prononceront pas sur le type d'avion, ni sur le nombre de jets, entre 36 et 40, qui seront achetés, mais uniquement sur le crédit. Quatre modèles sont dans la course: le Rafale français (Dassault), l'Eurofighter allemand (Airbus), et côté américain, le successeur du FA-18, le Super Hornet de Boeing, et le F-35A de Lockheed-Martin.

La droite monte au filet

En vue de la votation, une très large coalition de droite pour l'achat des jets vient de se constituer. Ce comité en faveur de la sécurité aérienne rassemble tous les partis de droite, l'Union patronale suisse et plusieurs associations liées à l'armée.

Pour eux, les anciens avions de combat, qui sont en service depuis 1978 et 1996 doivent être remplacés, «sinon, l'espace aérien suisse sera sans protection à partir de 2030». De plus, l'acquisition de nouveaux avions de combat, ainsi que les coûts d'exploitation sont financés «exclusivement par le budget ordinaire de l'armée: il s'agit donc simplement d'une allocation des finances de l'armée», affirme le comité.

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