Réquerants d'asileLe SEM étudie d’autres solutions pour le centre des Verrières (NE)
ATS
27.6.2025 - 16:47
Le Centre fédéral pour requérants d'asile (CFA) «récalcitrants» des Verrières (NE), aux Cernets, fermera dans un «avenir proche». Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) et la commune ont échangé cette semaine leurs points de vue sur la suite des opérations.
Les requérants, hébergés aux Verrières, ne devraient pas être trop nombreux pour pouvoir contenir la situation (photo symbolique, archives).
sda
Keystone-SDA
27.06.2025, 16:47
ATS
Les deux parties ont convenu de fermer le centre spécifique dans un avenir proche, sans toutefois fixer de date précise, a fait savoir vendredi le SEM. Ce dernier et les cantons vont maintenant mener des discussions sur la suite des événements, précise le secrétariat dans un bref communiqué.
La commune des Verrières, dans l'ancien district du Val-de-Travers, a résilié début mai la convention relative à l’exploitation, sur son territoire, d’un centre spécifique destiné à l’hébergement de requérants d’asile dits récalcitrants. Le site est en service depuis décembre 2018.
Trois requérants
Le centre proche de la frontière française héberge actuellement trois requérants. Plus tôt dans la semaine, le canton de Neuchâtel avait indiqué mardi ne pas vouloir «se battre» pour maintenir le CFA après que la commune des Verrières a dénoncé la convention tripartite.
La commune des Verrières a informé le SEM qu’elle résiliait unilatéralement la convention que ce dernier, le canton de Neuchâtel et elle-même avaient conclue au sujet de l’exploitation du centre spécifique implanté sur son territoire. Elle a en outre demandé la fermeture du centre pour fin juin.
Dommages évoqués
Ce qui ne sera pas le cas. Selon le SEM, le conseil communal a justifié sa démarche «à la suite des graves dommages à la propriété et du comportement inapproprié constatés de manière récurrente, ces dernières années, de la part de requérants d’asile particulièrement récalcitrants».
Les autorités ont en outre critiqué le fait que le second centre spécifique qu’est censée compter la Suisse, prévu dans la partie alémanique du pays, ne soit toujours pas une réalité.