TransportsLe Tessin vote sur l'aménagement controversé de la gare de Locarno
ATS
3.6.2025 - 09:07
Le 15 juin, le Tessin votera sur l'aménagement du nœud intermodal de la gare de Locarno ainsi que sur l'initiative populaire «Pour un encadrement socio-sanitaire et des prestations socio-pédagogiques de qualité». L'aménagement de la gare de Locarno, en particulier, suscite depuis longtemps des réactions dans la région.
Concrètement, les électeurs tessinois se prononcent sur des dépenses d'un montant total de 16 millions de francs pour le réaménagement du noeud intermodal de la gare de Locarno-Muralto, qui permet de changer facilement et rapidement de différents modes de transport.
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03.06.2025, 09:07
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Concrètement, les électeurs tessinois se prononcent sur des dépenses d'un montant total de 16 millions de francs pour le réaménagement du noeud intermodal de la gare de Locarno-Muralto, qui permet de changer facilement et rapidement de différents modes de transport (train, bus, tram, etc.) Le canton du Tessin y participe à hauteur de sept millions de francs. Le reste est pris en charge par la Confédération et les communes concernées.
Le projet élaboré par le canton, la commune de Muralto, la ville de Locarno, la commission intercommunale des transports de Locarnese et Vallemaggia, les CFF, les Chemins de fer régionaux du Tessin (FART) et CarPostal, prévoit d'aménager l'esplanade de la gare de manière à ce qu'elle soit réservée aux piétons, aux cyclistes et aux lignes de bus.
En outre, il est prévu d'aménager un terminal de bus, d'agrandir et de réaménager les parkings à vélos, de réorganiser le trafic routier et de prévoir des places de stationnement de courte durée pour les voitures.
«Pas de bus sur la Viale Cattori»
Les opposants sont surtout gênés par le fait que la Viale Cattori, bordée de restaurants, et qui descend jusqu'au lac, perde de sa qualité actuelle en raison du passage de plus de 250 bus par jour.
Le boulevard, qui traverse un «quartier vivant et touristique», serait «étouffé» par le réaménagement, écrivent les initiateurs du référendum «Salva Viale Cattori» sur leur site Internet.
Le concept n'est pas convaincant dans son ensemble et la réduction du trafic prévue est jugée «irréaliste» par les opposants. En outre, la situation financière tendue du canton suggère une utilisation prudente des fonds publics.
Initiative cantonale sur les soins
Le deuxième projet concerne le personnel soignant du canton du Tessin. L'initiative populaire «Pour des soins socio-sanitaires et des prestations socio-éducatives de qualité» a été lancée en 2022 – à la fin de la pandémie – par le syndicat SSP Ticino et l'Association syndicale du personnel socio-sanitaire et socio-éducatif.
L'initiative vise une nouvelle loi qui fixe des conditions cadres pour les hôpitaux, les services de secours, les maisons de retraite, les services de soins à domicile et de nombreuses autres organisations. La nouvelle législation réglerait également le rôle du canton et des communes, les conditions de travail du personnel ainsi que les droits des patients. La loi prévoit en outre la mise en place d'une commission de contrôle parlementaire pour l'ensemble du secteur.
Concrètement, les initiateurs veulent créer des conditions de travail minimales uniformes et renforcer l'attractivité des domaines professionnels concernés. Selon l'idée des initiants, les besoins en personnel doivent être calculés de manière transparente par des experts indépendants.
Gouvernement et Parlement rejettent l'initiative
Aux yeux des opposants, l'initiative n'est pas appropriée pour répondre efficacement aux défis du secteur des soins. Ils craignent en outre une augmentation de la bureaucratie.
Le gouvernement et le Parlement estiment que la proposition ne tient pas suffisamment compte des spécificités des secteurs concernés. De nombreux points seraient déjà couverts par des réglementations spécifiques au secteur.
Réglementer de manière uniforme et détaillée les conditions de travail du personnel dans les secteurs socio-sanitaires et socio-éducatifs est en outre en contradiction avec l'autonomie de gestion des établissements subventionnés par l'Etat – un modèle basé sur des contrats de prestations, ajoutent-ils dans les documents de vote.