Les infirmiers souhaitent que le dossier avance plus vite

ch, ats

12.1.2022 - 16:39

L'Assocation suisse des infirmières et infirmiers (ASI) se réjouit de la rapidité avec laquelle le Conseil fédéral traite l'initiative sur les soins infirmiers. Elle souligne toutefois que les mesures prévues par l'initiative doivent être mises en oeuvre en parallèle.

Deux infirmiers travaillent dans le Service des Urgences de l'HFR Fribourg-Hopital cantonal apres des travaux de renovation le vendredi 3 decembre 2021 a Fribourg. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Deux infirmiers travaillent dans le Service des Urgences de l'HFR Fribourg-Hopital cantonal apres des travaux de renovation le vendredi 3 decembre 2021 a Fribourg. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
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12.1.2022 - 16:39

L'ASI soutient la proposition de transmettre rapidement au Parlement sous forme de message le contre-projet indirect existant et de renoncer à une consultation, réagit-elle mercredi. Le contre-projet indirect prévoit une offensive de formation et un domaine autonome de prestations.

L'ASI demande toutefois un caractère plus contraignant pour la mise en œuvre rapide des autres revendications centrales de l'initiative sur les soins infirmiers, explique Sophie Ley, présidente de l'ASI.

Il s'agit de mettre en place de meilleures conditions de travail, d'avoir un nombre suffisant de soignants dans chaque équipe et de rémunérer de manière adéquate les prestations de soins qui en découlent. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) doit rapidement mettre en place un groupe de travail chargé d'élaborer des propositions concrètes de mise en œuvre. Cette procédure est habituelle pour les initiatives populaires acceptées, rappelle Sophie Ley.

De la compétence de la Confédération

Contrairement à ce qu'affirme le Conseil fédéral, pour l'ASI, les points clés de l'initiative relèvent déjà clairement aujourd'hui des compétences fédérales. «Pour améliorer les conditions de travail, la loi sur le travail et ses ordonnances doivent servir de base. L'établissement d'un nombre suffisant de soignants dans toutes les équipes et d'une rémunération adéquate des prestations de soins doivent se baser sur la loi sur l'assurance-maladie», détaille Sophie Ley.

Il faut des concrétisations au niveau des ordonnances et des lois fédérales pour qu'elles soient mises en œuvre par les cantons. Après l'acceptation de l'initiative sur les soins, il s'agit clairement du mandat de la Constitution fédérale, conclut la présidente de l'association.

L'ASI rappelle que les dispositions transitoires du mandat constitutionnel obligent le Conseil fédéral à prendre «des mesures efficaces dans un délai de 18 mois à compter de l’acceptation (de l'initiative, ndlr) par le peuple et les cantons pour combler le manque d’infirmiers diplômés».

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