Dès la rentrée 2026 Les élèves frontaliers ne pourront plus aller à l'école à Genève

ATS

11.6.2025 - 16:02

Les élèves frontaliers ne seront plus admis dans les écoles genevoises. Le Conseil d'Etat a décidé de mettre fin au régime transitoire dès la rentrée 2026 pour environ 350 élèves. A terme, 2000 jeunes seront concernés.

A Genève, le Conseil d'Etat a décidé que les élèves frontaliers ne seront plus du tout admis dans les écoles du canton (image d'illustration).
A Genève, le Conseil d'Etat a décidé que les élèves frontaliers ne seront plus du tout admis dans les écoles du canton (image d'illustration).
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Keystone-SDA

Le gouvernement a décidé de généraliser sa décision de 2018, selon laquelle les élèves frontaliers doivent être scolarisés où ils résident afin de favoriser les liens sociaux, a indiqué mercredi devant les médias la conseillère d'Etat Anne Hiltpold, en charge du Département de l'instruction publique (DIP). Valable dès la rentrée 2019, ce principe était accompagné d'une disposition transitoire.

Les élèves frontaliers pouvaient ainsi terminer leur scolarité obligatoire à Genève. Par ailleurs, les enfants qui avaient déjà un frère ou une soeur scolarisée dans le canton étaient admis dans les écoles genevoises, pour autant qu'un des parents soit imposé à la source à Genève.

Au vu du manque de places dans les écoles et la pression démographique, le Conseil d'Etat ne veut plus d'élèves frontaliers. Dès la rentrée 2026, ceux qui sont scolarisés dans le canton pourront toutefois rester jusqu'à la fin du cycle d'enseignement en cours, au primaire ou au cycle d'orientation, ou l'obtention du titre visé pour l'enseignement secondaire II. Ceux qui déménageront en cours d'année pourront uniquement terminer l'année scolaire.

Economie de 27 millions

Genève s'aligne ainsi sur la pratique des autres cantons, a relevé Anne Hiltpold. Actuellement, 1195 élèves résidant en France voisine sont inscrits dans des écoles du canton, 738 au primaire et 457 au cycle d'orientation. Près de 85% d'entre eux sont Suisses. En 2023, seuls huit élèves du primaire et le même nombre au cycle d'orientation vivaient dans le canton de Vaud.

Le secondaire II accueille, lui, 1326 élèves et apprentis à plein temps domiciliés en France voisine, avec une proportion plus importante de Français que dans les autres niveaux d'enseignement. L'apprentissage dual n'est pas concerné par cette mesure, les entreprises étant libres d'engager qui elles veulent, a précisé la magistrate.

A la rentrée 2026, Genève comptera ainsi 350 élèves frontaliers en moins. Avec environ 2000 élèves en moins d'ici à quatre ans, Genève économisera 27 millions de francs. Il reviendra aux départements de l'Ain et de la Haute-Savoie de les scolariser.