«L'interdiction d'accès aux non-vaccinés est une option»

wk, ats

5.12.2021 - 06:33

Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé Lukas Engelberger n'exclut pas l'introduction généralisée de la règle dite des 2G, soit pour les personnes vaccinées ou guéries contre le Covid-19. Le Conseil fédéral a, selon lui, ouvert la porte.

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5.12.2021 - 06:33

Lukas Engelberger estime que l'obligation vaccinale ne va pas augmenter sensiblement le taux de vaccination contre le SARS-CoV-2 (archives).
ATS

Vendredi, le gouvernement a donné la possibilité aux établissements publics et aux organisateurs d'événements en intérieur ou en extérieur d'introduire la règle des 2G (pour Geimpfe et Genesene en allemand) et d'interdire l'accès aux personnes seulement testées, remarque M. Engelberger dans un entretien diffusé dimanche par le SonntagsBlick.

Mais si la dynamique actuelle de l'épidémie ne peut pas être maîtrisée, la règle des 2G ne suffira pas, poursuit M. Engelberger. Il faudra étendre l'obligation de porter un masque sanitaire et introduire des limites de capacité, ajoute-t-il.

Vaccination obligatoire

L'obligation de vaccination contre le SARS-CoV-2 pourrait être une autre mesure possible. Mais le principe en Suisse est que la vaccination doit être une décision individuelle, relève Christoph Berger, le président de la commission fédérale pour les vaccinations, interrogé dans la NZZ am Sonntag. «Une obligation générale de vaccination violerait ce principe».

Pour la commission, poursuit-il, la vaccination obligatoire ne peut être prise en considération que lorsque toutes les autres mesures, allant jusqu'au confinement, se sont révélées inefficaces.

M. Engelberger estime d'ailleurs que l'obligation vaccinale ne va pas augmenter sensiblement le taux de vaccination contre le SARS-CoV-2. Elle ne ferait que créer une énorme menace qui pourrait mettre en péril la motivation à se faire vacciner, note-t-il. «Pour imposer une vaccination obligatoire, la Suisse devrait utiliser des méthodes si dures que la relation entre les citoyens et l'Etat serait gravement endommagée à long terme».

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