Valais Mesures validées en faveur de la viticulture cantonale

ATS

11.3.2026 - 10:50

Le Grand Conseil valaisan a validé mercredi un soutien à la viticulture cantonale. L'action «Valais 200 pour 1000» sera reconduite. Le Parlement a par contre refusé un crédit exceptionnel de 10 millions de francs sur l'arrachage volontaire de ceps de vigne.

Le Grand Conseil valaisan a choisi d'aider sa viticulture (image d'illustration).
Le Grand Conseil valaisan a choisi d'aider sa viticulture (image d'illustration).
ATS

Keystone-SDA

L'action «Valais 200 pour 1000» vise à promouvoir la vente des vins produits dans le canton, comme lors de la crise du Covid-19. Selon le concept proposé, les établissements publics suisses, hors canton du Valais, percevront 200 francs de la part de Swiss Wine Valais (l'Interprofession de la vigne et du vin, IVV) pour un achat de 1000 francs de vins labélisé AOC Valais.

Estimant les frais administratifs entre 200'000 et 250'000 francs, le groupe agricole du Grand Conseil a tenté de modifier les paradigmes de la démarche. Il demadait qu'au lieu d'offrir un bon de 20% pour un deuxième achat de vins valaisans, les restaurateurs puissent immédiatement bénéficier d'une ristourne de 20% sur leur achat initial. Par 86 voix contre 38, le Parlement n'a pas suivi la proposition.

La démarche sera cofinancée pour moitié par l'IVV et par moitié par les caves bénéficiaires de l’achat initial. Par ailleurs, le Grand Conseil a estimé que cette mesure devait uniquement profiter à des caves dont le siège se trouve en Valais.

Opposé à la démarche, le PS a dit «ne pas être convaincu par la mesure d'une manière durable», se prononçant contre l'idée, sur le fond.

Pour lutter contre la flavescence dorée

Le Grand Conseil a également fait le choix de modifier l’ordonnance sur la vigne et du vin afin d’imposer l’arrachage dans les 30 jours des vignes à l’état d’abandon, soit non-taillée, en date du 30 avril. Ce délai est d'un an aujourd'hui. Il s'agit d'une mesure pour lutter contre la flavescence dorée, maladie fortement épidémique et classée comme organisme de quarantaine.

Le dispositif s'accompagne d'un soutien financier de l'Etat à hauteur de 3 francs/m2, soit 750'000 francs brut pour l'arrachage volontaire de vigne dans les secteurs fortement contaminés, y compris la part de la commune concernée, soit 150'000 francs.

Non à une aide à 10 millions de francs

Le groupe agricole a également milité pour «qu'une subvention jusqu'à 2 francs par mètre carré soit allouée pour l'arrachage volontaire de parcelles de vigne.» Une action pour laquelle il a été demandé un crédit de 10 millions de francs afin de redimensionner la production cantonale.

«L'agriculture a été sacrifiée sur l'autel des bilatérales», a martelé le député UDC du Valais romand, Mathias Delaloye, président de la Chambre d'agriculture. «Les exploitations craignent la faillite», a ajouté le Vert-e-s Léonard Dorsaz. «Le Valais a perdu 25% de parts du marché, face à la concurrence étrangère», a rappelé Vincent Roten (Le Centre du Valais romand).

Diverses aides à fonds perdu

Pour le PLR, «ce n'est pas à l'Etat de financer la restructuration d'un secteur économique, qui a déjà été régulièrement soutenu.» Le PS a également refusé la démarche, tout comme Le Centre du Haut-Valais.

«Le Canton du Valais a soutenu la viticulture pour 41 millions de francs à fonds perdus ces huit-neuf dernières années», a rappelé le ministre de l'économie Christophe Darbellay. Il a précisé que «l'Etat du Valais avait demandé 5 millions de francs sur les 10 millions décidés sur le plan fédéral pour l'arrachage de vignes.» L'amendement a été refusé par 73 voix contre 49 et 5 abstentions.

Le paquet de soutien à la viticulture a finalement été validé par 101 voix contre 24 et 2 abstentions. Au vote final, l'UDC du Valais romand a refusé ses mesures, «l'IVV devant payer la moitié de l'action Valais 200 pour 1000.»