Neuchâtel ne veut pas devenir le canton le plus souple

js, ats

3.11.2021 - 11:05

Même si près de 80% de la population neuchâteloise possède des anticorps contre le Covid-19, le canton de Neuchâtel ne souhaite pas être le seul à lever les mesures. La situation sanitaire n'est plus aussi critique, mais des nouveaux foyers de contamination sont apparus dans des EMS.

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3.11.2021 - 11:05

Laurent Kurth, du Parti socialiste, reagit lors du premier tour des elections cantonales neuchateloises le dimanche 18 avril 2021 a Neuchatel. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
«Nous sommes toutefois conscients que les mesures ne doivent pas être prises par habitude et doivent être régulièrement réévaluées», note Laurent Kurth (archives)
KEYSTONE

«Neuchâtel ne veut pas devenir le plus attractif de Suisse pour les non vaccinés» en levant la nécessité du certificat sanitaire, a déclaré mercredi le conseiller d'Etat Laurent Kurth, en réponse à une interpellation du député PLR Blaise Courvoisier. Ce dernier demandait un retour à la vie normale, étant donné le taux élevé d'immunité de la population.

Le conseiller d'Etat, en charge de la santé, a rappelé que la référence de 80% d'immunité avait été prise avant les variants plus agressifs. «Un doublement des personnes aux soins intensifs crée une vraie difficulté pour répondre aux autres patients», a-t-il expliqué.

La propagation du virus continue de s'intensifier avec un doublement des cas ces deux dernières semaines en Suisse, a précisé Laurent Kurth. Les mesures sont actuellement beaucoup plus légères que celles que l'on devrait prendre en cas de dérapage de la situation, en lien avec la levée des mesures. Au niveau fédéral, le certificat Covid devrait rester en place jusqu'à la fin de l'hiver.

«Nous sommes toutefois conscients que les mesures ne doivent pas être prises par habitude et doivent être régulièrement réévaluées», a ajouté le conseiller d'Etat.

Camps de ski avec certificat

Le député UDC Quentin Geiser s'est lui inquiété de l'exigence d'un certificat Covid «guérison» ou «vacciné» pour participer à des camps de ski organisés par les lycées. Il a trouvé «profondément dommageable et injuste» le fait que les tests ne soient pas acceptés.

La conseillère d'Etat Crystel Graf, en charge de l'éducation, lui a rappelé que les camps étaient «facultatifs» au secondaire 2. Elle a expliqué que tester plusieurs centaines d'élèves deux à trois fois par semaine pour aller se restaurer sur les pistes ou faire du ski n'était pas possible.

Crystel Graf a ajouté que les camps étaient organisés plusieurs mois à l'avance, sans connaître l'évolution de la situation sanitaire. Pour elle, le plus important, après deux années sans camp de ski, est de pouvoir les «maintenir».

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