«Nous pouvons parler de quatrième vague»

kd, ats

24.8.2021 - 14:42

La Suisse se trouve bel et bien dans la quatrième vague de coronavirus. Les cas sont en augmentation chez les jeunes, les personnes les plus âgées ainsi que chez les enfants de moins de 10 ans.

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24.8.2021 - 14:42

Patrick Mathys, Leiter Sektion Krisenbewaeltigung und internationale Zusammenarbeit BAG, spricht waehrend einer Medienkonferenz zur aktuellen Situation des Coronavirus, am Dienstag, 17. August 2021 in Bern. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
«Nous pouvons parler de quatrième vague», a déclaré mardi Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique. (archives)
KEYSTONE

Le nombre de cas a légèrement diminué en une semaine, mais il est semblable à celui observé lors de la troisième vague. La situation est préoccupante. «Nous pouvons parler de quatrième vague», a déclaré mardi Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Le taux de reproduction (valeur R) se situe à 1,22. Les incidences sont grandes chez les jeunes. C'est également le cas chez les groupes plus âgés et les enfants de moins de dix ans.



Neuf hospitalisations sur dix pourraient être évitées

Au niveau des hospitalisations, le niveau s'approche de celui de la troisième vague au printemps dernier, a ajouté l'expert de la Confédération. La hausse est exponentielle. Depuis le début du mois de juillet, le nombre d'hospitalisations sur une semaine a été multiplié par trente. Neuf personnes hospitalisées sur dix ne sont pas vaccinées.

La grande majorité de ces hospitalisations pourraient être évitées, a indiqué mardi Urs Karrer, vice-président de la Task force scientifique.

Aux soins intensifs, la situation est également inquiétante et peut être qualifiée de tendue. Trois quarts des lits sont occupés par des patients Covid-19. Les décès restent en revanche à un bas niveau.



L'âge des patients hospitalisés a également drastiquement baissé, a poursuivi Urs Karrer. Ce sont désormais les 40-59 ans qui sont les plus représentés dans les hôpitaux.

Quarante pour cent des hospitalisés ont par ailleurs été infectés lors de leurs vacances, a-t-il précisé. Parmi eux, 80% l'ont été dans les pays du sud-est de l'Europe. L'information concernant la vaccination doit donc être améliorée pour ce groupe de la population. Les cas d'infections locaux augmentent également.

Tout cela met sous pression le système de santé. «Si le nombre de cas double encore deux fois, nous atteindrons le pic de la deuxième vague», a-prévenu monsieur Karrer. «Faites-vous vacciner. Faites-le pour vous protéger et pour protéger vos proches, le personnel soignant et nous tous. C'est bien d'applaudir, c'est mieux de se faire vacciner.»

Les enfants ont aussi intérêt à se faire vacciner

Le bénéfice de la vaccination est plus important que les risques de l'infection au coronavirus, y compris pour les enfants dès 12 ans, a indiqué mardi Christoph Berger, président de la commission fédérale pour les vaccinations. Le vaccin moderna a été autorisé pour cette catégorie de la population il y a deux semaines en raison de l'évolution de la situation épidémiologique. Pfizer avait lui obtenu une autorisation en juin déjà.

«Le nouveau variant delta est beaucoup plus contagieux», a précisé Christoph Berger devant les médias. Il y a de plus en plus d'infections chez les jeunes.

Le bénéfice de la vaccination est clair, a-t-il insisté. Elle permet d'éviter de s'infecter et de laisser les écoles ouvertes. Les jeunes ayant des maladies chroniques en bénéficieront particulièrement. La vaccination permet aussi de protéger les autres, notamment les contacts proches vulnérables.

La posologie est la même pour les enfants que pour les adultes. Les effets secondaires sont également similaires.

kd, ats