Origine du Covid: la Chine s'oppose à une nouvelle enquête de l'OMS

ATS

13.8.2021 - 08:28

Une équipe d'experts internationaux envoyés par l'OMS s'était déjà rendue à Wuhan en janvier dernier (archives).
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La Chine a rejeté vendredi l'appel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à une nouvelle enquête sur son territoire pour rechercher les origines du Covid-19. Elle appelle à une approche «scientifique» et non «politique».

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13.8.2021 - 08:28

La pression s'est accentuée sur Pékin ces dernières heures au sujet de la pandémie, qui a déjà fait plus de quatre millions de morts dans le monde et mis à mal une bonne partie des économies mondiales. L'OMS a exhorté jeudi tous les pays à publier «toutes les données sur le virus». Un appel adressé notamment à la Chine, où la fuite du coronavirus depuis un laboratoire de Wuhan, ville où il a été détecté fin 2019, reste une éventualité.

Une équipe d'experts internationaux envoyés par l'OMS s'était rendue à Wuhan en janvier 2021. Leur rapport, rédigé en collaboration avec des spécialistes chinois, n'avait pas permis d'établir de conclusion définitive sur l'origine du virus.

Pékin a répliqué vendredi à l'OMS en réitérant sa position défendue depuis plusieurs mois: l'enquête initiale Chine-OMS est suffisante et les demandes de données supplémentaires ont des arrières-pensées politiques.

«Basé sur la science»

«Nous soutenons une recherche basée sur la science», a indiqué le vice-ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu lors d'une conférence de presse en ligne. «Nous sommes opposés à la politisation de la recherche des origines (...) et à l'abandon du rapport conjoint» Chine-OMS, a-t-il souligné.

L'étude estimait notamment que le passage du coronavirus de la chauve-souris à l'homme via un animal intermédiaire est le scénario le plus probable. Elle jugeait «extrêmement improbable» que le virus provienne d'un laboratoire.

Ma Zhaoxu a rejeté les demandes de l'OMS à une enquête plus poussée. «Les conclusions et recommandations du rapport conjoint ont été reconnues par la communauté internationale et la communauté scientifique», a-t-il souligné.

«Les recherches futures doivent, et ne peuvent être poursuivies que sur la base de ce rapport. Il ne s'agit pas de tout recommencer à zéro», a relevé le vice-ministre.

ATS