Matériel de guerre

Pas de tour de vis pour les producteurs de matériel de guerre

gd, ats

29.11.2020 - 12:08

L'initiative contre le commerce de guerre n'a pas été acceptée (image symbolique).
ATS

Les producteurs de matériel de guerre ne verront pas leur source de financement s'amenuiser. Le peuple a rejeté dimanche l'initiative «contre le commerce de guerre», selon une tendance de l'institut gfs.bern.

Les premiers résultats cantonaux confirment en partie la tendance. Les Vaudois disent «non» à 54,86% après le dépouillement de 54% des bulletins, et les Zurichois à 54,7%. A Genève, l'initiative a en revanche été acceptée par 52,78% des votants.

Ethique humanitaire vs. économie

L'initiative du Groupe pour une Suisse sans armée et des Jeunes Verts voulait interdire le financement des producteurs de matériel de guerre dans le monde. La Banque nationale suisse, de même que les fondations et les institutions de prévoyance, n'auraient plus pu financer les entreprises réalisant plus de 5% de leur chiffre d’affaires annuel avec ce matériel.

Les investissements dans le «commerce de la mort» sont contraires à la tradition humanitaire et à la neutralité suisses, ont tenté de faire valoir les initiants, soutenus par la gauche et le PEV, tout au long de la campagne. La place financière suisse, l'une des plus influentes au monde, doit s'en distancier. D'autant plus que l'actuelle interdiction de financement du matériel de guerre prohibé peut facilement être contournée. Sans succès.

Les Suisses ont été plus sensibles aux arguments économiques avancés par les opposants. Outre les grands acteurs, comme RUAG, Airbus ou Boeing, leurs fournisseurs seraient touchés, ont plaidé les partis bourgeois et le gouvernement. De nombreuses entreprises seraient concernées. Les caisses de pension et de l'AVS/AI verraient alors leurs possibilités d'investissement restreintes. Et les rentes vieillesse en seraient impactées, ont-ils pointé.

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gd, ats