Pfister: l'accord institutionnel est mort

ATS

29.9.2020 - 07:23

Pour le président du PDC Gerhard Pfister, le plus grand point de friction est la directive sur la citoyenneté (archives).
Source: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

Pour le président du PDC Gerhard Pfister, l'accord institutionnel avec l'UE n'a pas d'avenir. «Tous les partis ont hésité pendant des années à être les premiers à dire qu'il était mort», affirme-t-il mardi dans une interview avec le Tages-Anzeiger.

L'accord institutionnel n'a jamais vécu, ajoute-t-il. Le résultat des renégociations sans amélioration substantielle pour la Suisse est insuffisant, poursuit-il.

Et de souligner: «Nous devons enfin parler du problème fondamental: la souveraineté. Le rôle de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'accord-cadre est toxique». Il n'est pas acceptable qu'une cour européenne partiale décide des relations entre l'UE et un Etat non-membre, détaille M. Pfister.

L'accord-cadre avec l'UE est le grand mensonge du Conseil fédéral, critique-t-il. Ses membres ont cru pendant trop longtemps que tout pouvait se régler d'une façon ou d'une autre avec l'UE, ajoute-t-il.

Directive sur la citoyenneté

Le Zougois est convaincu que la Suisse trouvera une solution avec l'UE quant à la protection des salaires. «Le plus grand point de friction est la directive sur la citoyenneté de l'UE», indique-t-il. Avec elle, la Suisse serait de fait intégrée dans l'UE.

Cette directive étend l'idée de la libre circulation des personnes. Les citoyens de l'UE auraient désormais droit à des prestations de sécurité sociale et à des rentes pour lesquelles ils n'ont pratiquement pas cotisé, explique le président du PDC.

M. Pfister a de sérieux doutes quant à la volonté de Bruxelles de se montrer accommodante sur ce point. Pour lui, «il est tout à fait possible que l'UE en arrive à la conclusion que l'accord est mort».

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