Promotion Santé Valais lance un Escape addict pour les familles

zd, ats

6.10.2021 - 15:17

Un nouvel outil de prévention contre le cyberharcèlement et les fake news a été présenté par Promotion santé Valais: l'Escape addict 2.0. Créé sur le modèle des «Escape Rooms», il vise à amener les jeunes à discuter en famille de leur relation aux réseaux sociaux.

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6.10.2021 - 15:17

Nouvel outil de prévention du cyberharcèlement

Nouvel outil de prévention du cyberharcèlement

Promotion santé Valais a présenté ce matin, un nouvel outil de prévention du cyberharcèlement destiné aux familles. L'Escape Addict 2.0 est le prolongement du programme de prévention déjà lancé dans les classes du cycle d'orientation Escape Addict. Ce jeu interactif se présente sous forme d'une box contenant des informations et des indices pour résoudre deux enquêtes, ainsi qu'une enveloppe destinée aux parents. Le but est de sensibiliser les familles et de créer le dialogue autour des questions du cyberharcèlement et des fake news.

06.10.2021

Naomi, 14 ans, a disparu de son école. Pour la retrouver, une détective et une intelligence artificielle, nommée Cyril, mènent l'enquête, mais ils ont besoin d'aide pour récolter les indices et comprendre ce qui s'est passé. Voici le scénario auquel ont fait face mercredi Amélie et son papa Emmanuel, invités à tester le kit de prévention, en présence des médias, au cycle d'orientation Saint-Guérin de Sion.

«Le but du jeu, c'est de susciter la discussion en famille. Il s'agit d'une part d'offrir des clés aux parents pour aborder la thématique de l'utilisation des écrans et d'autre part de donner aux enfants des outils pour réagir à des situations qu'ils ne savent pas forcément comment gérer», explique Catherine Moulin Roh, de Promotion santé Valais.

Pour le canton, ce programme «ouvre le dialogue entre les générations» et «aide les jeunes à développer leur esprit critique», note Christian Nanchen du service cantonal de la jeunesse. Un premier pas qui permet d'aborder aussi des thématiques de fond comme la discrimination ou plus largement l'influence des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) sur le comportement.

Prolongement d'un autre programme

Le kit Escape addict 2.0 s'inscrit dans le prolongement d'Escape addict 1.0, un programme de prévention lancé en 2018 destiné aux 10e année Harmos (13-14 ans) et qui s'effectue en classe, explique Sophie Cottagnoud, cheffe du projet Escape addict à Promotion Santé Valais. Chaque année, quelque 3000 élèves valaisans prennent ainsi part à deux fois 45 minutes de prévention sous cette forme.

«En plus de 25 ans de métier, c'est la première fois que je vois un projet suscitant autant d'adhésion de la part des élèves», indique Catherine Moulin Roh. Fort de ce succès, et face aux questions de parents inquiets quant aux réseaux sociaux, Promotion Santé Valais a décidé de développer une deuxième version «en prolongement» conçue pour les familles.

La possibilité de commander le jeu gratuitement sera offerte à la fin de la prévention vécue en classe. Pour toutes les autres personnes intéressées, il est vendu au prix de 25 francs. Une version germanophone est en cours de développement, souligne Sophie Cottagnoud. Le projet a coûté 100'000 francs, financé notamment par la loterie romande, le canton et Promotion santé Valais. Ce budget comprend les frais de développement du jeu et la création d'un millier de box, ajoute la chargée de prévention.

Forme hybride

Le jeu se présente sous la forme d'un kit contenant les informations nécessaires à l'enfant et à son accompagnant pour résoudre l'affaire. Une grande partie se déroule en ligne, mais plusieurs éléments sont également donnés sous format papier.

Au fil des étapes, père et fille découvrent que le personnage fictif de Naomi a sous-estimé le danger de partager des photos via les réseaux sociaux. «Avec Amélie, nous avons privilégié la confiance», explique Emmanuel. Mais ce dernier lui répète régulièrement de ne pas échanger des photos qu'elle ne voudrait pas voir publier ailleurs sur le net. «Une simple capture d'écran est suffisante», glisse-t-il.

D'autant qu'Amélie s'est déjà fait pirater son compte trois fois. «J'ai changé tous mes mots de passe. Et j'efface directement les messages provenant de personnes que je ne connais pas», relève-t-elle. Que pense l'adolescente d'Escape addict? «C'est un jeu très sympa et bien présenté», estime Amélie qui trouve les scénarios «réalistes», puisque ce genre de situations «arrivent tous les jours».

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