Départ de Rebecca Ruiz Du Covid à la crise hospitalière, une carrière politique de plus de 20 ans

ATS

26.11.2025 - 16:21

Lorsqu'elle quittera le Conseil d'Etat au printemps prochain, Rebecca Ruiz aura siégé exactement sept ans au sein du gouvernement vaudois. Elle y a toujours été en charge de la santé et de l'action sociale, ce qui l'a amenée à gérer plusieurs crises, liées notamment au Covid-19, aux hôpitaux du canton et aux restrictions budgétaires.

Perfectionniste et bosseuse, Rebecca Ruiz a mené une carrière rapide, qui l'a amenée à 37 ans au Conseil d'Etat.
Perfectionniste et bosseuse, Rebecca Ruiz a mené une carrière rapide, qui l'a amenée à 37 ans au Conseil d'Etat.
KEYSTONE

Keystone-SDA

Entrée tôt au parti socialiste, Rebecca Ruiz a souvent dit qu'elle ne ferait pas de la politique toute sa vie. Elle est née à Lausanne en 1982 de parents immigrés espagnols, très engagés à gauche. Son père, assistant social, et sa mère, caissière, l'ont encouragée à faire des études.

Perfectionniste et bosseuse, Rebecca Ruiz a mené une carrière rapide, qui l'a amenée à 37 ans au Conseil d'Etat. Tout a débuté en 2003 lorsqu'elle a adhéré au parti socialiste de la capitale vaudoise, dont elle a assuré la présidence entre 2008 et 2013.

Successeuse de PYM

Criminologue de formation, elle a été conseillère communale de 2006 à 2012 puis, dans la foulée, députée au Grand Conseil vaudois jusqu'en 2014. Sa carrière politique l'a ensuite menée à Berne, où elle a été conseillère nationale durant cinq ans.

En 2019, lorsque Pierre-Yves Maillard quitte le Conseil d'Etat vaudois pour la présidence de l'Union syndicale suisse, Rebecca Ruiz se porte candidate. Arrivée largement en tête du premier tour de l'élection complémentaire, elle est élue tacitement après le retrait de son rival UDC Pascal Dessauges.

Trois ans plus tard, en avril 2022, la Lausannoise est réélue facilement au sein de l'exécutif, terminant au troisième rang des élections cantonales derrière Christelle Luisier et Nuria Gorrite.

Mandat mouvementé

Depuis son entrée au gouvernement vaudois, Rebecca Ruiz a toujours occupé la tête du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Dès ses débuts, la ministre a été particulièrement exposée, à commencer par la gestion de la pandémie de Covid-19.

Elle a aussi dû gérer plusieurs autres crises, par exemple en lien avec l'Hôpital Riviera Chablais (HRC) et le CHUV à Lausanne. Cet été encore, elle a été sous le feu des projecteurs avec les coupes annoncées par le Conseil d'Etat dans différents hôpitaux régionaux, en particulier aux pôles santé de La Vallée de Joux et du Pays-d'Enhaut. Des coupes qui ont, finalement, été revues à la baisse dans le projet de budget du Conseil d'Etat.

Au-delà de son département, Rebecca Ruiz a aussi dû composer avec les difficultés rencontrées par l'ensemble du Conseil d'Etat, comme l'affaire Dittli ou, actuellement, avec la mobilisation de la fonction publique contre les mesures d'économie.

Arrêt maladie

La Lausannoise de 43 ans, mère de deux filles de 8 et 12 ans, a connu des soucis de santé cet été, qui l'ont obligée à se mettre en arrêt maladie durant un mois. Après plusieurs épisodes d'évanouissement en juillet, elle avait été hospitalisée quelques jours.

Les examens médicaux ont permis d'écarter toute maladie grave, mais révélé une dysautonomie, une affection qui entraîne des variations de tension et des malaises. Les examens ont également décelé une pathologie gynécologique nécessitant une surveillance.

A son retour aux affaires, la socialiste avait relevé que son état s'était stabilisé grâce à un traitement efficace. Après quelques semaines toutefois, elle a dû se rendre à l'évidence et reconnaître que sa santé ne lui permettait plus d'assumer la charge de travail d'une conseillère d'Etat.

La ministre vaudoise de la santé Rebecca Ruiz démissionne

La ministre vaudoise de la santé Rebecca Ruiz démissionne

La conseillère d'Etat vaudoise Rebecca Ruiz démissionne. La ministre socialiste en charge de la santé et de l'action sociale a annoncé son départ du gouvernement pour le printemps prochain. La Lausannoise de 43 ans a connu des problèmes de santé cet été. Si elle a pu reprendre ses activités, elle a expliqué mercredi, lors d'un point presse, que ses ennuis de santé «entravaient» trop son travail. Cette décision est «la seule responsable pour moi», mais aussi pour «respecter» une fonction qui nécessite «un engagement extrême», a-t-elle ajouté.

26.11.2025