Revue de presse 2 enquêtes valaisannes avaient déjà visé les propriétaires du «Constellation»

ATS

11.1.2026 - 07:56

Le drame de Crans-Montana (VS), mais aussi un soutien de parlementaires suisses au Groenland et des produits disparaissant des étagères des commerces à cause de hausses de prix font les titres de la presse dominicale. Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS:

Le bar «Le Constellation» s'est embrasé dans la nuit du 1er janvier(archives).
Le bar «Le Constellation» s'est embrasé dans la nuit du 1er janvier(archives).
sda

Keystone-SDA

LE MATIN DIMANCHE/SONNTAGSZEITUNG: Les gérants du bar «Le Constellation» à Crans-Montana (VS) avaient été visés par deux enquêtes en Valais, avant l'incendie qui a fait 40 morts et 116 blessés la nuit du Nouvel An, rapportent Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. La première portait sur des soupçons d'utilisation frauduleuse d'un crédit Covid de 75'500 francs pour l'achat d'une Maserati. Mais l'enquête s'est conclue par une ordonnance de non-entrée en matière, car le couple a démontré que la voiture ne leur appartenait pas en propre, mais figurait dans les comptes du Constellation. La deuxième enquête a été menée par l'Inspection du travail. «Le service avait reçu des dénonciations d'employés français: heures de travail non respectées, travail de nuit pas payé, repos pas respecté», explique une personne au fait du dossier. Au début 2022, plusieurs inspecteurs ont été dépêchés sur place, mais le journal ignore quelle suite les autorités valaisannes ont donnée à ces dénonciations.

NZZ AM SONNTAG: La plupart des 120 communes valaisannes interrogées par la NZZ am Sonntag sur les contrôles de sécurité contre le feu, après le tragique incendie du Nouvel An à Crans-Montana (VS), n'ont pas répondu, révèle le journal. Seules quelques petites localités ont fourni des chiffres concrets. D'autres ont indiqué qu'elles étaient en train de vérifier ces données pour le compte du canton et qu'elles n'avaient pas le temps de répondre à l'enquête du journal. Mais les grandes stations de ski n'ont livré aucune information. Selon la NZZ am Sonntag, Gastrovalais a demandé à ses membres de ne pas s'exprimer au sujet du drame de Crans-Montana.

SONNTAGSZEITUNG: Les bougies incandescentes placées sur les bouteilles de champagne sont une bonne affaire pour de nombreux exploitants de bars et de clubs de nuit, constate la SonntagsZeitung. Elles servent à mettre en scène et à promouvoir la vente de bouteilles entières, ce qui constitue une source de revenus substantielle. Une bouteille de Moët & Chandon, disponible à moins de 50 francs dans le commerce de détail, coûte plus de 170 francs dans bar, alors qu'un Dom Pérignon peut atteindre 460 francs. L'utilisation des bougies incandescentes est autorisée dans les lieux fermés, mais elle doit respecter la distance minimale recommandée. Ce type de feux d'artifice est suspecté d'avoir mis le feu au bar «Le Constellation» la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana (VS), faisant 40 morts et 116 blessés. Après le drame, le canton de Vaud a décidé d'interdire l'usage d'engins pyrotechniques dans les bars, discothèques et restaurants.

SONNTAGSBLICK: L'ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, originaire de Chermignon (VS), une commune aujourd'hui fusionnée pour former Crans-Montana (VS), se dit, dans le SonntagsBlick, très affectée par l'incendie tragique du bar «Le Constellation» dans la station valaisanne. Selon elle, beaucoup de choses ont mal tourné. Les autorités et les propriétaires du bar sont responsables de ce qui s'est passé, ajoute-t-elle. «C'est tout simplement horrible. Les gens pleurent. On ressent ce poids partout», déclare Mme Calmy-Rey, pour qui il y a clairement un avant et un après la catastrophe. L'ancienne élue socialiste, qui a grandi à Sion, possède toujours avec ses soeurs un chalet dans la commune de Crans-Montana, rapporte le Blick. Elle s'y trouvait la nuit du Nouvel An, lorsque l'incendie s'est déclaré dans le bar «Le Constellation».

NZZ AM SONNTAG: Des parlementaires fédéraux ont fondé un groupe d'amitié Suisse-Groenland, relate la NZZ am Sonntag. La coprésidence est assurée par les conseillers nationaux Laurent Wehrli (PLR/VD), Elisabeth Schneider-Schneiter (Centre/BL) et Fabian Molina (PS/ZH). Cette initiative s'inscrit dans le cadre des demandes et menaces répétées du président américain Donald Trump pour acquérir cette île appartenant au royaume du Danemark. La création de ce groupe d'amitié ne va pas impressionner M. Trump et les autorités américaines, mais «nous devons briser le silence assourdissant de notre Conseil fédéral», explique dans le journal M. Molina. Un voyage de parlementaires suisses au Groenland est prévu afin de se faire une idée de la situation sur place, ajoute le socialiste zurichois.

NZZ AM SONNTAG: Le canton de Lucerne a trouvé dans la rivière Wyna des résidus de pesticide dépassant jusqu'à 4200 fois le seuil d'écotoxicité, écrit la NZZ am Sonntag. Le produit en cause, la deltaméthrine, est hautement toxique pour les poissons et les insectes. Des «concentrations très élevées» ont été détectées entre septembre et octobre 2025, écrit le canton dans une lettre adressée aux agriculteurs, dont le journal a pris connaissance. «C'est inquiétant et nous prenons cela très au sérieux», indique dans le journal le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Le ministre en charge du DETEC, Albert Rösti, s'est prononcé contre des valeurs limites plus strictes pour cet insecticide controversé dans le cadre de la révision en cours de l'ordonnance sur la protection des eaux, rappelle la NZZ am Sonntag.

NZZ AM SONNTAG: Le groupe alimentaire veveysan Nestlé ne fournit plus sa mayonnaise Thomy au détaillant Migros, indique la NZZ am Sonntag. La raison est que Migros a refusé, pour des «raisons objectives», d'augmenter le prix du produit, ce qu'exigeait Nestlé, explique le détaillant dans le journal. La mayonnaise Thomy a, dans un premier temps, continué à être livrée par Nestlé, mais, après quelques mois, le géant de l'alimentation a décidé de suspendre complètement ses livraisons tant que la hausse de prix demandée n'était pas acceptée, malgré des discussions en cours, ajoute Migros. Nestlé n'a pas souhaité s'exprimer à ce sujet.