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Signaler maintenantLe tragique incendie du bar «Le Constellation» à Crans-Montana (VS), mais aussi une refonte radicale des taxes sur le CO2 et des problèmes linguistiques aux CFF ayant presque causé un accident font les titres de la presse dominicale. Voici les principales informations, non confirmées, à Keystone-ATS:
L'argent public promis aux victimes de l'incendie du bar «Le Constellation» à Crans-Montana (VS), qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du Nouvel An, tarde à arriver, remarque Le Matin Dimanche. La Fondation Beloved, créée par le Valais et dotée de 24 millions de francs, n'a encore rien versé aux victimes. «Il n'est pas possible de donner une date pour les premiers versements», concède Pierre-Yves Délèze, coordinateur à l'État du Valais. Du côté de l'Office fédéral de la justice, qui a promis une aide de solidarité unique de 50'000 francs pour les victimes gravement blessées ainsi que les proches des personnes décédées, le versement via le canton du Valais est attendu «dès que possible». Les victimes ont cependant déjà pu bénéficier de l'aide immédiate de 10'000 francs de l'État du Valais et du dispositif gratuit des centres LAVI, qui a été prolongé au-delà du 31 mars pour les hospitalisations aiguës.
L'audition au début juin de dix heures sous forme de confrontation des Moretti, le couple français propriétaire du bar «Le Constellation» à Crans-Montana (VS), a dégénéré par moments avec des larmes, des interruptions et des interventions de plusieurs avocats, rapporte la SonntagsZeitung, citant le procès-verbal de l'audition. La procureure générale adjointe Catherine Seppey a dû interrompre l'audition à plusieurs reprises pour rétablir l'ordre. Alors que Jessica Moretti s'est mise à pleurer après des questions portant sur une serveuse décédée dans l'incendie tragique du Nouvel An, un avocat de victimes, Romain Jordan, a exigé moins de pathos et plus de vérité. Jacques Moretti a alors reproché aux avocats de les diaboliser, sa femme et lui. Plusieurs avocats ont en outre été menacés d'êtres exclus de la salle pour être intervenus durant la confrontation.
Le ministre suisse de l'environnement Albert Rösti prévoit une refonte radicale de la taxe sur le CO2, révèle la NZZ am Sonntag. Le conseiller fédéral UDC ne veut plus ristourner à la population et à l'économie les recettes issues de cette taxe prélevée sur les combustibles fossiles, mais verser leur intégralité à la caisse fédérale. Pour ce faire, il veut mettre en place un système d'échanges de quotas d'émission, qui remplacerait à partir de 2030 la taxe sur le CO2. La Confédération pourrait ainsi financer de nouvelles mesures de politique climatique grâce aux recettes supplémentaires, qui pourraient s'élever à plusieurs centaines de millions de francs par an, écrit le journal, citant le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) de M. Rösti.
La réglementation suisse retarde le renouvellement du parc automobile, ce qui réduit en partie l'impact escompté sur les baisses des émissions de CO2, affirme une étude d'auto-suisse, l'association des importateurs officiels d'automobiles en Suisse, relayée par le SonntagsBlick. Les objectifs en matière de rejet de CO2 pour les voitures neuves ont entraîné depuis 2012 des amendes totales de 376 millions de francs. L'association estime en outre les coûts indirects liés aux ajustements de prix, aux promotions spéciales ou aux pertes sur le marché de l'occasion à 247 millions de francs. Interrogé, l'Office fédéral de l'environnement renvoie aux directives du Conseil fédéral et du Parlement.
Le fait que le directeur de la filiale américaine de RUAG est un ancien officier de la garde nationale américaine, disposant à cet effet d'une des plus hautes habilitations de sécurité des Etats-Unis, expliquerait pourquoi une rançon a été payée après un piratage informatique de l'entreprise, indique la NZZ am Sonntag, citant plusieurs sources. Les pirates informatiques du groupe Akira auraient pu s'emparer d'informations militaires confidentielles et de contrats, notamment de données sensibles concernant l'avion de combat américain F-35. La filiale américaine de l'entreprise d'armement en main de la Confédération, LLC, indique en effet être chargée de gérer des transactions entre la Suisse et l'industrie de la défense américaine. RUAG et le Département fédéral de la défense n'ont pas souhaité s'exprimer sur cette affaire.
Deux trains des Chemins de fer fédéraux (CFF) ont frôlé la collision en août 2025 à Neuchâtel-Vauseyon à cause de la barrière de la langue, racontent Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. Un train de marchandises a freiné juste à temps et s'est arrêté à 50 mètres d'un train régional qui circulait à vide. Le rapport du Service suisse d'enquête de sécurité (SESE) pointe des problèmes de compréhension entre les protagonistes. Le train régional s'est retrouvé sur la voie du train de marchandises, car ses deux pilotes alémaniques ne comprenaient pas les instructions données en français par le centre d'exploitation de Renens (VD). Selon la SESE, les deux conducteurs alémaniques avaient réussi leur examen de français et remplissaient les critères internes des CFF. Mais la SESE remarque que les exigences linguistiques des CFF «ne répondent pas aux critères de la Confédération».
Les Chemins de fer fédéraux (CFF) ont décidé de réduire la vitesse maximale des trains de voyageurs en manœuvre de 30 à 15 km/h, après plusieurs incidents récents, notamment des collisions à Bâle et à Berne, écrit le SonntagsBlick. La mesure s'appliquera à partir du 15 juin au trafic de voyageurs dans le cadre d'un essai de quatre mois. La vitesse maximale de 30 km/h ne s'appliquera plus que dans des cas exceptionnels. La nouvelle réglementation ne concerne pas le trafic marchandises. Dans ce domaine, les manœuvres s'effectuent sur des distances plus longues et, selon les CFF, une réduction générale de la vitesse n'améliorerait pas la sécurité.