Revue de presse Décision rare: l’ONU remet en cause un arrêt du Tribunal fédéral

ATS

15.3.2026 - 08:14

L'introduction d'un impôt sur la fortune, les suites des drames de Chiètres et de Crans-Montana, ou une future lex UBS font les titres de la presse dominicale.

L'affaire concerne la scolarité 'dune élève argovienne (archives).
L'affaire concerne la scolarité 'dune élève argovienne (archives).
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Keystone-SDA

LE MATIN DIMANCHE/SONNTAGSZEITUNG. Selon un sondage Tamedia, deux tiers des personnes interrogées se disent favorables à l’introduction d’un impôt sur la fortune pour les plus riches. D’après la SonntagsZeitung et Le Matin Dimanche, cette proposition rencontre un soutien allant de la gauche à la droite. Même parmi les sympathisants de l’UDC et du PLR, plus de 50 % des sondés se prononcent en faveur d’un tel impôt au niveau fédéral. En revanche, la proposition du ministre de la Défense Martin Pfister d’augmenter la TVA de 0,8 point de pourcentage en faveur de l’armée recueille peu de soutien. Par ailleurs, 43 % des personnes interrogées rejettent toutes les propositions actuellement discutées au Parlement pour financer l’AVS, écrivent les journaux.

SONNTAGSZEITUNG. une plainte pénale a été déposée contre le beau-fils de l’exploitant du bar Le Constellation à Crans-Montana (VS), révèle la SonntagsZeitung. La procédure porte notamment sur la question de savoir pourquoi, la nuit de l’incendie, une porte de service située à l’arrière de l’établissement était verrouillée. Le père d’une victime ainsi que des représentants d’autres victimes ont déposé des plaintes similaires. Celles-ci mentionnent un agent de sécurité. Selon son témoignage, le beau-fils, sa compagne et l’épouse du gérant auraient décidé de fermer toutes les sorties du bar – à l’exception de l’entrée donnant sur la véranda – afin d’empêcher que quelqu’un n’entre sans payer. D’après le journal, les déclarations de l’agent de sécurité contredisent celles du beau-fils et du gérant du bar. La compagne du beau-fils est décédée dans l'incendie, selon les informations parues précédemment dans les médias.

SONNTAGSBLICK. Le directeur de CarPostal, Stefan Regli, a annoncé dans une interview au SonntagsBlick des formations supplémentaires pour le personnel de conduite. Selon lui, aucune mesure de protection au monde n’aurait probablement pu empêcher le drame de Chiètres (FR). Les chauffeurs sont déjà formés pour gérer des passagers difficiles et pour les questions de sécurité incendie, mais une certaine inquiétude règne parmi les employés, raison pour laquelle l’entreprise souhaite les soutenir davantage. Il a également annoncé une minute de silence en mémoire des victimes et des blessés de l’attaque incendiaire dans la commune fribourgeoise. Lundi à 14 heures, les conductrices et conducteurs de bus pourront volontairement s’arrêter dans toute la Suisse pour observer cette minute de silence et exprimer leur solidarité avec le klaxon ou le signal sonore à trois tons. L’entreprise examinera en outre la possibilité d’une aide financière pour les personnes touchées par l’incendie du car postal.

SONNTAGSBLICK. La ministre des Finances Karin Keller-Sutter présentera en avril la «Lex UBS». D’après le SonntagsBlick, elle disposerait du soutien de la majorité du Conseil fédéral. Par voie d’ordonnance, le gouvernement prévoit de déduire entièrement à l’avenir certaines positions du bilan du capital dur de base, notamment les logiciels activés et les créances fiscales différées. Cette modification devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027 et pourrait coûter environ 10 milliards de francs à UBS après une période de transition. Parallèlement à l’ordonnance, le Conseil fédéral entend également durcir le message adressé au Parlement afin de renforcer les règles «too big to fail». UBS n’a pas souhaité commenter ces informations, selon le journal.

SONNTAGSBLICK. De nouvelles résiliations de baux collectives ont fait la une du SonntagsBlick. Au moins 200 personnes sont concernées à Zurich-Witikon, écrit le journal. Deux ensembles résidentiels comprenant près de 100 logements, un commerce de peinture et une crèche doivent être démolis. «Les bâtiments ont atteint la fin de leur cycle de vie», a indiqué la régie aux habitants d’un des ensembles. Celui-ci appartient à un fonds immobilier d’UBS. Un nouveau projet prévoit d’augmenter le nombre d’appartements de 59 à 130, a déclaré une porte-parole d’UBS au journal. La rénovation complète du second ensemble est portée par la Fundamenta Group Investment Foundation. Les locataires concernés seront aidés dans leur recherche d’un nouveau logement, a indiqué une porte-parole au SonntagsBlick. Selon le journal, plus de 8600 locataires de longue durée ont été contraints de quitter leur logement dans la ville de Zurich entre 2015 et 2020.

NZZ AM SONNTAG. Samih Sawiris souhaite prendre en charge une partie de la garantie de déficit de 200 millions de francs liée à la candidature suisse aux Jeux olympiques d’hiver de 2038. Le milliardaire égyptien veut participer à ce qui pourrait être le plus grand événement sportif des prochaines années, comme il l’a déclaré au journal. M. Sawiris a confirmé à la NZZ am Sonntag avoir assuré aux initiateurs des Jeux olympiques d’hiver en Suisse qu’il était prêt à participer à la couverture d’un éventuel déficit. L’ampleur de sa contribution reste toutefois ouverte. Selon le journal dominical, il n’y aurait pas de candidature sans cette garantie de déficit. Comme la Confédération ne souhaite pas assumer les pertes, des investisseurs privés devraient intervenir, d’après l’équipe du projet.

NZZ AM SONNTAG. Les Forces motrices bernoises (BKW) souhaitent facturer à la Confédération des paiements compensatoires au cours des 40 prochaines années. Les BKW prévoient pour cette période une perte de revenus de 6,9 millions de francs en raison du démantèlement du barrage de la Simme dans l’Oberland bernois, écrit la NZZ am Sonntag qui se base sur une présentation interne. Ces quelque 7 millions de francs ne seraient que la partie émergée de l’iceberg. À lui seul, le démantèlement de l’ancien barrage pourrait coûter plus de 50 millions de francs. Les consommateurs d’électricité suisses devraient en supporter la très grande partie. Le démantèlement est toutefois une affaire déjà convenue. Après des années de négociations, les Forces motrices de l’Oberhasli, le canton et les organisations de protection de la nature se sont mis d’accord sur un projet global.

SONNTAGSZEITUNG/NZZ AM SONNTAG. Le président de Migros Zurich, Christian Biland, prendra sa retraite après l’échec de Tegut. Il sera remplacé par Hans-Ruedi Christen, qui avait perdu beaucoup d’argent aux États-Unis avec le Chocolat Frey, écrit la SonntagsZeitung. Migros Zurich est la plus grande coopérative régionale de Migros. Il y a quelques jours encore, Migros Zurich avait toutefois nié que le fiasco de Tegut entraînerait des conséquences personnelles, rapporte la NZZ am Sonntag. Des sources internes ont évoqué, en lien avec Tegut, des années de mauvaise gestion. Interrogée à ce sujet, Migros Zurich n’a pas souhaité répondre. La NZZ am Sonntag souligne que Christian Biland ne se représentera pas cette année à la présidence de Migros Zurich.

NZZ AM SONNTAG. Le Contrôle fédéral des finances (CDF) a critiqué une évolution non coordonnée au sein de l’administration fédérale concernant le télétravail des employés de la Confédération auprès de la NZZ am Sonntag. «Les besoins réels en surfaces de bureaux doivent être régulièrement réévalués», a déclaré la directrice adjointe du CDF, Brigitte Christ. Les coûts d’exploitation annuels par employé à plein temps s’élèvent à plusieurs milliers de francs, écrit le journal en se référant à un document de l’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL). Les investissements immobiliers par poste de travail atteignent en moyenne environ 128'000 francs. Selon le journal, les chiffres concernant le taux d’occupation des bureaux sont rares. L’OFCL a indiqué que, d’ici 2036, la surface utilisée par poste à plein temps devrait être réduite de 17 %.

SONNTAGSZEITUNG. L’ONU a annulé un jugement du Tribunal fédéral. L’affaire concerne une élève argovienne gravement handicapée et la question de savoir si la fillette de dix ans peut fréquenter une école ordinaire, explique la SonntagsZeitung. Le Tribunal fédéral avait décidé que la jeune fille devait être scolarisée dans une école spécialisée. Avec le soutien de l’organisation de défense des personnes handicapées Inclusion Handicap, les parents ont déposé un recours auprès du Comité des droits de l’enfant de l’ONU. L’ONU a désormais ordonné que la Suisse suspende l’exécution du jugement du Tribunal fédéral. Les autorités argoviennes et le Département fédéral de justice et police (DFJP) ne s’accordent toutefois pas sur le caractère contraignant de cette décision. Le département de l’éducation du canton d’Argovie considère la décision comme non contraignante, tandis que la Confédération est d’un autre avis. Selon le journal, le DFJP n’a pas souhaité commenter l’affaire. Le canton d’Argovie prévoit néanmoins de transférer la fillette dans une école spécialisée à la prochaine rentrée scolaire.