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La sécheresse exceptionnelle qui touche la Suisse pousse les éleveurs bovins à envoyer leurs vaches à l'abattoir plus tôt que prévu (image d'illustration, archives).
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Le nombre déjà important de féminicides recensés en Suisse en 2026 et l'âge avancé de certains de leurs auteurs, la sécheresse qui pousse les éleveurs à emmener leurs vaches plus tôt que prévu à l'abattoir et l'application stricte des règles concernant la Listeria qui ont mené à un décès font les titres de la presse dominicale.
Selon le projet d'investigation Stop Femizid, 17 femmes ont déjà été victimes d'un féminicide depuis le début de l'année, rapporte la NZZ am Sonntag. Les auteurs présumés des deux cas les plus récents sont âgés de plus de 50 ans. D'après Delphine Roulet-Schwab, professeure à l'Institut et Haute École de la Santé La Source (HES-SO), les générations plus âgées restent souvent plus longtemps prisonnières de relations de dépendance toxiques. Des événements majeurs comme une séparation ou le départ à la retraite peuvent exacerber les tensions au cours de la seconde moitié de la vie. Dans la plupart des cas, le partenaire actuel ou ancien est soupçonné. Après 27 féminicides recensés en 2025, une nouvelle année marquée par un nombre élevé de cas se dessine en 2026.
La sécheresse exceptionnelle qui touche la Suisse pousse les éleveurs bovins à envoyer leurs vaches à l'abattoir plus tôt que prévu, rapporte le Matin Dimanche. Les chiffres de Proviande confirment une hausse des abattages de bovins, en particulier des vaches, par rapport à l'an dernier. Les pâturages sont déjà à sec dans de nombreuses régions, obligeant les exploitants à faire redescendre les troupeaux en plaine et à entamer prématurément leurs réserves de fourrage destinées à l'hiver. Or, le fourrage est devenu rare et coûteux, tandis que le prix du lait reste faible. Partout en Suisse romande, les éleveurs font état d'une grave pénurie de fourrage, aggravée par des récoltes de maïs compromises. Pour ne rien arranger la chaleur et le manque d'herbe réduisent également la production laitière. Les producteurs qui témoignent dans le Matin Dimanche dénoncent des prix du lait jugés insuffisants malgré cette baisse de rendement, tandis que le prix des vaches de boucherie commence à reculer sous l'effet de l'afflux d'animaux sur le marché.
La Confédération n'a pas émis d'alerte publique au sujet de la présence de listérias dans un fromage, malgré un décès, rapportent la SonntagsZeitung et le Matin Dimanche. L'an dernier, une analyse sanguine a révélé qu'une personne hospitalisée avait contracté une infection à la listéria après avoir consommé une raclette. Des analyses ont ensuite confirmé la présence de la bactérie dans le fromage concerné, et la vache à l'origine de la contamination a rapidement été retirée de la chaîne de production. Deux autres personnes ont néanmoins été infectées, dont l'une est décédée. Selon une porte-parole de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), les conditions légales pour lancer une alerte publique n'étaient pas réunies. Les journaux Tamedia précisent que la valeur maximale autorisée est fixée à 100 unités formant colonies par gramme, alors que le fromage incriminé présentait une concentration inférieure à 10. L'OSAV a depuis renforcé les exigences applicables aux denrées alimentaires prêtes à être consommées.
Les contrôles effectués par l'Office fédéral des transports (OFT) mettent régulièrement en évidence des défauts sur des wagons de marchandises, rapporte le SonntagsBlick. Parmi les anomalies relevées figurent des bâches endommagées ou mal fixées, des fissures sur les semelles de frein ou encore des ressorts de patins de guidage cassés, ces derniers assurant la stabilité latérale des wagons en circulation. L'OFT indique qu'aucun nouveau cas de rupture de roue n'a toutefois été constaté. À la suite de la rupture d'une roue dans le tunnel de base du Gothard en 2023, l'OFT a renforcé les règles de sécurité. À l'automne 2025, il a toutefois prolongé d'une année, jusqu'à fin 2026, le délai accordé pour réaliser les contrôles techniques exigés sur les wagons de marchandises.
Des documents officiels datant de 2015 manquent au Ministère public dans l'enquête sur le drame survenu dans le bar Le Constellation à Crans-Montana (VS), rapporte le SonntagsBlick. Ces pièces devaient permettre d'éclaircir les travaux de transformation réalisés dans l'établissement. Selon l'ancien président de la commune de Chermignon, Jean-Claude Savoy, les dossiers ont été versés aux archives communales. Avant la fusion des communes, Chermignon était compétente pour ce dossier. L'ancien secrétaire communal étant décédé, leur localisation reste incertaine. Le journal indique toutefois qu'un document de 2016 atteste que le conseil communal avait connaissance de travaux d'isolation phonique effectués dans le bar. Aucune perquisition n'a jusqu'à présent été menée dans les locaux de la commune.
Un chirurgien ayant autrefois exercé en Suisse fait l'objet en Italie d'une action civile en dommages-intérêts de plus de 1,9 million d'euros, rapporte la SonntagsZeitung. La demande a été déposée par les proches d'une patiente décédée de complications après une intervention pratiquée par ce médecin. Parallèlement, une procédure pénale pour homicide par négligence est en cours à Rome, rappelle le journal. Le chirurgien avait quitté la Suisse après l'ouverture d'une procédure disciplinaire à son encontre par le canton de Zurich. Selon les précédentes enquêtes du journal, il avait auparavant déjà porté préjudice à de nombreux patients en Allemagne.
Une partie du personnel de cabine de Swiss ignore délibérément une consigne de la maison mère Lufthansa, selon la NZZ am Sonntag. Depuis début février, les équipages sont invités à préciser dans les annonces de bord que la compagnie appartient au groupe Lufthansa. Trois sources ont indiqué au journal que cette consigne n'était régulièrement pas respectée, les collaborateurs de Swiss ayant de la peine à s'identifier à Lufthansa. Un porte-parole de Swiss a reconnu que les opinions divergeaient sur ce sujet et a assuré que la compagnie entendait poursuivre le dialogue avec ses employés. La NZZ am Sonntag relève également un certain sentiment de résignation parmi le personnel, qui estime que le siège du groupe Lufthansa s'immisce de plus en plus dans les affaires de Swiss. Interrogé par le SonntagsBlick sur cette résistance, le directeur général de Lufthansa, Carsten Spohr, a déclaré être «fier que Swiss fasse partie du groupe Lufthansa» et a souligné que la compagnie suisse bénéficiait de son côté de cette appartenance.
Le fonctionnement de l'organisation Swissnex est difficile à évaluer pour les observateurs extérieurs, affirme la NZZ am Sonntag. Selon le journal, ni la Confédération ni Swissnex ne font preuve d'une transparence suffisante en ce qui concerne des indicateurs tels que le financement, l'atteinte des objectifs ou la satisfaction des clients. La majeure partie des quelque 14 millions de francs de dépenses du réseau Swissnex l'an dernier a été financée par la Confédération. Des contributions de partenaires, provenant notamment des cantons, des hautes écoles et d'institutions liées à la Confédération, ont également alimenté son budget. Un audit externe des coûts de Swissnex doit être publié l'an prochain.
Les responsables du Secrétariat d'État à l'économie (SECO) auraient eu connaissance des problèmes du nouveau système de paiement des caisses de chômage Asal 2.0 avant sa mise en service, affirme le SonntagsBlick. Le journal, qui s'appuie sur des documents internes, indique que la secrétaire d'État à l'économie, Helene Budliger Artieda, et le responsable du projet, Jérôme Cosandey, ont ignoré ces avertissements. Selon ces documents, tous les dysfonctionnements apparus après le lancement étaient déjà connus au préalable. Les tests n'auraient validé ni la sécurité ni l'architecture de la plateforme. Les experts auraient recensé 71 failles de sécurité, dont 27 jugées prioritaires ou critiques. Le SECO a assuré au journal que tous les problèmes de sécurité considérés comme pertinents avaient été corrigés avant la mise en service et que «l’ampleur des problèmes survenus après la mise en service n’était pas prévisible».