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Une vue sur les quatre exemplaires des journaux du dimanche, avec la Sonntags Zeitung, le Sonntags Blick, Le Matin Dimanche et la NZZ am Sonntag, a l'occasion de la revue de presse le dimanche 17 novembre 2019 a Lausanne. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
KEYSTONE
Les drones espions étrangers, une motion visant à freiner les méfaits de la fast fashion et les inquiétudes des touristes suisses en partance pour les Etats-Unis font les titres de la presse dominicale.
Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS:
L’arrestation d’une Suissesse à son arrivée aux États-Unis a semé l’inquiétude parmi les touristes. La ligne d’assistance du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a reçu depuis mars plus de 170 demandes liées à l’entrée aux États-Unis, soit trois fois plus que durant la même période en 2024.
Le DFAE recommande aux voyageurs de vérifier à l’avance les conditions d’entrée auprès de l’ambassade américaine à Berne. Le journal rapporte également plusieurs cas de Suisses ayant échoué à obtenir l’autorisation de voyage ESTA avant leur départ. À ce jour, le DFAE confirme que deux Suissesses ont été refoulées à la frontière américaine.
L'armée suisse a mis en garde contre des drones espions étrangers. «Il faut partir du principe que des services de renseignement étrangers mènent également des activités d’espionnage contre l’armée suisse», déclare Stefan Hofer, porte-parole de l’armée. Il s’agit principalement de collecter des informations sur des «équipements d’armement de haute technologie» tels que le chasseur F-35.
Selon M. Hofer, la plus grande menace provient des services de renseignement russes. Il estime également que la menace posée par les services chinois est élevée. Le développement de mini-drones aggrave encore le danger d’espionnage. De plus, l’armée ne dispose pas des moyens juridiques et techniques nécessaires pour contrer efficacement la surveillance par drones. Un exemple préoccupant cité est celui de Meiringen, dans l’Oberland bernois, où des drones non identifiés ont récemment survolé la base aérienne de l’armée de l’air.
En fin de semaine, la conseillère nationale vaudoise verte Sophie Michaud Gigon a déposé une motion proposant une contribution anticipée de recyclage sur les textiles. Le but est de favoriser une mode plus durable en Suisse. Il ne s'agit pas d'une nouvelle taxe étatique, mais d'un mécanisme que la branche textile elle-même mettrait en place pour financer un fonds dédié à l'économie circulaire.
En Suisse, 95% des vêtements sont importés, et près de 97’000 tonnes de textiles sont jetées chaque année, dont seules 37% sont réutilisées. Soutenue par la faîtière Swiss Textiles, cette initiative s’appuie sur des efforts existants comme la plateforme Fabric Loop. «Ce que je demande, c’est de mettre en œuvre l’économie circulaire enfin inscrite dans la loi sur la protection de l’environnement (LPE). La branche a besoin d’un incitatif plus fort que la base volontaire», dit la directrice de la Fédération romande des consommateurs.
Trois quarts des producteurs d’eau minérale suisses utiliseraient potentiellement des filtres contraires à la réglementation. Afin d’éviter que du sable ou d’autres particules ne pénètrent dans les bouteilles, l’utilisation de microfiltres est certes autorisée, mais elle est soumise à des exigences strictes. Dans une lettre de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) consultée par le journal, il est précisé que les microfiltres doivent avoir une taille de pores d’au moins 0,8 micromètre. Des filtres avec des pores plus petits pourraient altérer la microbiologie de l’eau, ce qui enfreindrait le droit européen – applicable aussi en Suisse.
L’OSAV a indiqué qu’en 2024, 14 des quelque 20 producteurs suisses d’eau minérale utilisaient des filtres dont la taille de pores était inférieure à la norme. L’Association suisse des sources d’eaux minérales et des producteurs de soft drinks a dénoncé une discrimination des sociétés d'eaux minérales suisses , car certains pays comme la Belgique ou l’Espagne autorisent des filtres plus fins, tant que la composition de l’eau ne change pas.
Une enquête du groupe «Starke Schule beider Basel» se montre très critique à l’égard de l’enseignement du français précoce dans les écoles primaires des deux demi-cantons de Bâle. Sur les 891 parents et enseignants interrogés, deux tiers rejettent l'apprentissage de deux langues étrangères à ce niveau scolaire, le jugeant inefficace, démotivant et préjudiciable aux autres matières.
Beaucoup plaident pour l'enseignement de l’anglais comme seule langue étrangère, débutant dès la 5e année. Les enseignants évoquent une baisse de motivation et des résultats faibles en français. Philipp Loretz, président de l’association des enseignants de Bâle-Campagne, alerte sur un effondrement du niveau ces cinq dernières années, qualifiant la situation de «dramatiquement préoccupante».
L’ambassadeur de Lituanie critique le fait que les pays baltes n’aient pas été inclus dans l’assouplissement des exportations d’armes suisses. «La Baltique est voisine de l'agressive Russie. Nous devons nous défendre, donc nous devrions être traités comme les autres pays de l’OTAN», déclare Darius Semaska. Jusqu’ici, les exportations d’armes suisses vers des pays impliqués dans des conflits étaient interdites.
Mais la décision du Conseil des États du 11 juin prévoit une levée partielle de cette restriction pour 25 pays, dont la majorité des membres de l’OTAN ainsi que des pays alliés comme l’Australie ou le Japon. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) a précisé que la révision de la liste concernée – datant de 1999 selon le journal – relève de la compétence du Conseil fédéral. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont membres de l’OTAN depuis 2004.
Un entrepreneur suisse a convaincu des investisseurs de financer un projet de matières premières en Norvège en recourant à des pratiques contestables. Michael Wurmser, fondateur de Norge Mining, a vendu, via sa société Incentive AG, des actions de sa propre entreprise. Une partie des recettes a ensuite été réinjectée dans le groupe sous forme de prêt. Au total, M. Wurmser a conservé environ 25,5 millions de livres sterling, soit environ un quart des recettes. Il affirme toutefois avoir utilisé la totalité de cette somme pour des dépenses au sein du groupe d’entreprises.
Des conseillers ont en outre induit les investisseurs en erreur en leur promettant des subventions européennes et des garanties de l’État, ce que la société a reconnu. Malgré cela, aucun des investisseurs concernés n’aurait exigé de remboursement. Des experts mettent également en doute la qualité des gisements de matières premières liés au projet. M.Wurmser rejette ces critiques et s’appuie sur une étude attestant de la viabilité économique du projet. Parmi les investisseurs figureraient, selon le journal, des personnalités économiques suisses de renom.