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La Confédération envisage de supprimer l’obligation légale de trois heures hebdomadaires de sport à l’école. (image d'illustration)
IMAGO/imagebroker
La suppression envisagée de l'obligation légale de sport à l'école, Vassilis Venizelos qui se représentera en 2027 au Conseil d'Etat vaudois et les 27 milliards investis par les entreprises suisses aux Etats-Unis depuis le début de l'année font les titres de la presse dominicale.
Voici les principales informations de ce dimanche, non confirmées, à Keystone-ATS:
La Confédération envisage de supprimer l’obligation légale de trois heures hebdomadaires de sport à l’école, sans la remplacer, révèle la SonntagsZeitung. Cette information provient d’un rapport intermédiaire du Département fédéral des finances dirigé par la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. Actuellement, même si la Confédération fixe le cadre du sport scolaire, ce sont les cantons qui en assument entièrement le financement.
Dans le cadre du projet 'Désenchevêtrement 27', il est donc proposé de leur laisser la liberté de décider du nombre d’heures de sport. Selon le journal, si cette obligation disparaissait, certaines communes financièrement fragiles pourraient renoncer à construire des salles de sport. Le projet suscite toutefois une opposition: le syndicat du sport scolaire insiste sur le droit égal de tous les enfants à l’activité physique, et l’Office fédéral du sport est également opposé à cette suppression, toujours selon des sources citées par le journal.
Le conseiller d’État vaudois Vassilis Venizelos a annoncé au Matin Dimanche qu’il se représentera lors des élections du printemps 2027. Le Vert affirme que cette décision n’est ni automatique ni motivée par l’attachement au pouvoir: «Si je me représente, c’est parce que je me sens utile. Et ce sentiment ne vient pas d’une perception abstraite de la fonction, mais du terrain.» Il met en avant une méthode fondée sur l’efficacité, le pragmatisme et le dialogue, qu’il estime indispensable à l'action exécutive.
Selon lui, les avancées réalisées dans les domaines de l’énergie, de la protection de l’environnement ou encore de la lutte contre les violences domestiques démontrent la capacité d’agir de son exécutif. La biodiversité reste toutefois un point de frustration pour lui: «J’ai le sentiment que la biodiversité demeure trop souvent une variable d’ajustement, alors que c’est un enjeu majeur», insiste-t-il auprès du journal. Enfin, face aux tensions politiques de la législature, il insiste sur la nécessité de garder le cap et de privilégier l’action concrète.
Les entreprises suisses ont investi 27 milliards de dollars aux États-Unis entre janvier et avril, rapporte la NZZ am Sonntag. Ce chiffre provient d'un courriel interne de la Chambre de commerce suisse-américaine adressé à ses membres. Selon le journal, la liste des investisseurs ressemble à un véritable «who's who» de l'économie suisse. Pour Rahul Sahgal, ce montant montre que la Suisse prend ses engagements au sérieux. D'ici à 2030, les entreprises suisses se sont engagées à investir aux États-Unis à hauteur de 200 milliards de dollars.
Selon une étude présentée dans le SonntagsBlick par un chercheur suisse, le médicament anticancéreux Denosumab serait tout aussi efficace à une dose nettement plus faible. D'après le journal, une administration trois fois moins fréquente permettrait de réduire les effets secondaires sans diminuer l'efficacité du traitement. Cette conclusion est celle de Roger von Moos, directeur du Centre des tumeurs et de recherche de l'Hôpital cantonal des Grisons.
Le chercheur a présenté ses résultats lors du congrès de l'American Society of Clinical Oncology à Chicago. Pendant plus de dix ans, lui et son équipe ont suivi 1380 patients en Suisse, en Allemagne et en Autriche. Selon le journal, quelque 5000 personnes pourraient bénéficier chaque année de cette approche en Suisse. Roger von Moos estime en outre que les économies potentielles pour le système de santé suisse pourraient atteindre quelque 15 millions de francs par an.
Le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) supprimera 108 postes. Plus de la moitié de ces emplois étaient des contrats à durée déterminée, précise le SonntagsBlick. Cette réduction s'explique par le fait que l'arriéré dans le traitement des dossiers d'asile devrait bientôt être résorbé. Les contrats temporaires concernés ne seront donc pas prolongés. Début 2026 déjà, le SEM avait supprimé 83 postes.
Toujours selon le journal, d'autres suppressions d'emplois, y compris parmi le personnel fixe, sont prévues pour le début de l'année 2027. Ces mesures seraient liées au programme d'économies adopté par le Conseil national et le Conseil des États. Les personnes concernées devraient être informées encore ce mois-ci, selon le journal. Au total, les effectifs du SEM devraient diminuer d'environ 6%, pour atteindre quelque 1280 postes à plein temps.
L’avocat d’une victime du drame de Crans-Montana (VS) a déposé plusieurs plaintes pénales visant le comptable des exploitants du bar concerné. Les accusations portées contre ce responsable d'une fiduciaire et ses sociétés incluent notamment un trafic d’armes illégal, des services de mercenariat non autorisés en Afrique ainsi que du blanchiment d’argent. Selon la SonntagsZeitung, ces activités auraient également impliqué la collaboration avec un présumé criminel de guerre.
L’avocat a déposé des plaintes à Berne, Sion et Paris. Au centre de l’affaire se trouve une entreprise basée à Martigny (VS), par laquelle du matériel militaire aurait été proposé à des forces de sécurité africaines. Le responsable de la fiduciaire mis en cause rejette toutes les accusations. Il affirme au journal que ses activités ont toujours été exercées de manière normale et conforme au droit.
À Matran (FR), des riverains vivant sous le viaduc de l’A12 poursuivent leur combat contre les nuisances sonores malgré l’échec de leur recours contre l’Office fédéral des routes (Ofrou). Leur revendication principale est désormais de faire limiter la vitesse à 80 km/h sur le tronçon concerné, rapporte Le Matin Dimanche. Après le rejet de leurs demandes par le Detec puis par le Tribunal administratif fédéral, ils changent de stratégie et cherchent désormais des soutiens politiques.
Ils contestent aussi les mesures acoustiques réalisées durant la période du Covid et évoquent des risques de sécurité liés aux infrastructures existantes. L’Ofrou reste inflexible, estimant que des investissements supplémentaires seraient disproportionnés au regard des critères légaux. Une nouvelle évaluation du bruit est toutefois prévue d’ici 2027.
Le fabricant d’articles de sport On a exercé une forte pression sur les autorités afin d’obtenir l’autorisation d’apposer la croix suisse sur ses produits, rapporte la NZZ am Sonntag. Selon le journal, qui s’appuie sur des courriels confidentiels, le groupe est même allé jusqu’à dicter quels fonctionnaires pouvaient participer aux discussions. On a menacé l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI) d’une action en responsabilité contre l’État si la procédure de l’autorité lui causait un préjudice.
Sous la menace de démarches juridiques, l’entreprise a également exigé la suppression d’une interview critique publiée sur le site internet de l’institut, ce qui a finalement été fait. L’IPI n’a pas souhaité commenter ce qu’il qualifie d’«interprétation subjective» des courriels évoqués par le journal. L’autorité a expliqué que l’exclusion de deux collaborateurs, demandée par On, visait à permettre de discuter «du dossier et non des personnes». Quant à la suppression de l’interview, elle aurait été décidée afin de préserver «un climat constructif». De son côté, On n’a pas souhaité s’exprimer auprès du journal sur sa correspondance avec l’IPI.
Le Parti socialiste suisse (PS/SP) a fortement gagné en discipline de vote et perdu en diversité d’opinions au sein de ses groupes parlementaires, rapporte la SonntagsZeitung. D’après des données de la plateforme Smartmonitor citées par le journal, les membres du PS au Conseil national ont voté de manière uniforme à 97,6 % durant la législature en cours. Cela signifie que dans environ la moitié des votes, le groupe était totalement unanime, et que dans les autres cas, un seul membre seulement s’écartait de la position majoritaire.
Le PS afficherait ainsi le taux de cohésion le plus élevé parmi tous les partis représentés au Parlement. Au Conseil des États, le Zurichois Daniel Jositsch se distingue du groupe socialiste: il a voté contre la position majoritaire du PS dans environ un vote sur cinq. Malgré cela, il a rejoint la position de son parti dans la grande majorité des quelque 1600 votes auxquels il a participé.
L'ancien directeur général de Stadler et actuel membre du conseil d'administration des CFF, Thomas Ahlburg, se retrouve sous pression en raison d'événements liés à la reprise d'une entreprise de construction mécanique du canton de Thurgovie, selon la NZZ am Sonntag. Le ministère public a ouvert trois procédures pénales visant différentes personnes impliquées dans cette affaire, a indiqué le journal. La présomption d'innocence s'applique dans tous les cas.
L’entreprise aurait fait l’objet de deux rachats successifs. Chacune de ces reprises fait actuellement l’objet d’une procédure pénale visant les entrepreneurs concernés. L'un d'eux serait un ancien partenaire commercial de Thomas Ahlburg. «Je n'ai connaissance d'aucune procédure visant les responsables actuels et je n'ai jamais été contacté personnellement par les autorités», a déclaré ce dernier au journal. Il affirme avoir mis en œuvre la relance de l'entreprise «de manière irréprochable à tous points de vue». La troisième procédure concerne l'ancien directeur de l'entreprise. Par ailleurs, le parquet thurgovien spécialisé dans la criminalité économique et le crime organisé examine une dénonciation visant Thomas Ahlburg.