Conflit de voisinageCondamné pour extorsion - Il demandait 165'000.-- pour renoncer à un recours
ai-scrape
11.6.2025 - 10:18
Il voulait empêcher la construction d'un nouveau bâtiment – et exigeait pour cela une somme à six chiffres. Le fils d'une propriétaire de longue date d'une maison située au bord du lac de Zurich a été condamné pour extorsion par le tribunal de district de Horgen.
La vue dégagée sur le lac de Zurich est à l'origine d'un litige entre voisins.
Symbolbild: Keystone
Dominik Müller
11.06.2025, 10:18
11.06.2025, 15:01
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Le fils d’une propriétaire a exigé 165 000 francs d’une société immobilière pour retirer un recours contre un projet de construction au bord du lac de Zurich.
Le tribunal de district de Horgen l'a condamné pour extorsion à une peine de prison avec sursis de douze mois ainsi qu'au remboursement de la somme et à une amende.
Le jugement n'est pas encore définitif, mais la nouvelle construction a entre-temps été achevée et occupée.
Un conflit de voisinage au bord du lac de Zurich débouche sur une condamnation. Le fils d’une propriétaire a exigé 165 000 francs d’une société immobilière pour retirer un recours qui bloquait un projet de nouvelle construction. Le tribunal de district de Horgen l’a condamné à une peine de prison avec sursis de douze mois pour extorsion, selon le «Zürichsee Zeitung».
La propriétaire, une femme âgée vivant dans sa maison depuis plus de 50 ans, craignait de perdre sa vue sur le lac après l’achat du terrain voisin par une société immobilière et l’annonce d’un projet de construction. Son fils a déposé un recours contre le projet, après l’avoir fait examiner par un juriste spécialisé en droit de la construction. Ce recours a entraîné d’importants retards et coûts pour les maîtres d’ouvrage.
Ces derniers ont d’abord proposé à la propriétaire une indemnité de 20 000 francs pour qu’elle retire le recours, mais son fils a refusé, jugeant la somme insuffisante. Il a alors exigé 165 000 francs. L’entreprise a fini par payer, mais a déposé plainte deux ans plus tard. Le ministère public a alors engagé des poursuites pour extorsion.
Une exigence inhabituellement élevée
Selon le procureur, le recours a été utilisé comme moyen de pression pour contraindre les promoteurs à payer. L’avocat de l’entreprise immobilière a déclaré au Zürichsee Zeitung que cette somme dépassait largement les compensations habituelles pour les désagréments. La défense a rétorqué que c’est l’entreprise elle-même qui avait évoqué la possibilité d’un paiement.
Le tribunal a jugé l’homme coupable et l’a condamné à douze mois de prison avec sursis pendant deux ans, ainsi qu’à une amende de 3 000 francs. Il devra également rembourser les 165 000 francs plus intérêts. Le jugement n’est pas encore définitif. Le nouveau bâtiment est aujourd’hui terminé et occupé.