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La conseillère d'Etat vaudoise Valerie Dittli était à nouveau au centre de toutes les attentions vendredi à la suite de la présentation du rapport Meylan (archives).
ATS
La conseillère vaudoise Valérie Dittli a exclu vendredi de démissionner à la suite de la publication du rapport Meylan. Dans une déclaration personnelle, elle se défend de certaines accusations et réaffirme sa volonté de continuer à agir pour le canton.
«J'estime avoir informé pleinement la présidente (du gouvernement, ndlr) ainsi qu'avoir transmis au mieux au Conseil d'Etat les informations le concernant, selon les circonstances et le cadre légal. Il avait notamment été convenu de distinguer ce qui relevait du champ du Département et de celui de la Chancellerie et respectivement du Conseil d'Etat», écrit-elle aux médias.
«Je réaffirme ici ma volonté de continuer à agir en tout temps dans l'intérêt de l'Etat pour nos institutions et la population», déclare la ministre centriste, excluant ainsi toute démission.
«Je déplore que les dissensions au sein du Conseil d'Etat soient étalées publiquement et en détail, tout comme je regrette que des collaborateurs de l'Etat soient nommément mis en cause, sans qu'une enquête ait permis de déterminer précisément d'éventuels manquements». Elle fait référence aux propos des autres membres du gouvernement qui estiment que la confiance avec elle est entamée et sera difficile à rétablir.
Si Mme Dittli confirme qu'il y a bel et bien eu un accord confidentiel avec le président de la Commission foncière rurale (CFR 1), Jean-Claude Mathey, elle explique que «les discussions relatives au retrait de la plainte et celles concernant le mandat ont été menées de manière distincte, sans contrepartie ni conditionnement, chacune répondant à des enjeux clairement séparés».
Réaction des partis : la gauche crie à la démission, la droite lui tourne le dos
Les partis vaudois réagissent vivement aux révélations du rapport Meylan, qui met en cause la conseillère d’Etat Valérie Dittli et relance les appels à sa démission.
Sans surprise, les formations politiques vaudoises montent au créneau après la publication du rapport Meylan. Ce document révèle que la ministre centriste a signé une convention secrète visant à faire retirer une plainte pénale déposée contre elle.
À gauche, le Parti socialiste estime que l’accumulation de «crises inédites» et leurs lourdes conséquences sur le fonctionnement des institutions rendent impossible la poursuite de son mandat.
«Combien de rapports et plaintes pénales faudra-t-il pour que Valérie Dittli démissionne?», s’interrogent les socialistes dans un communiqué.
Les Vert-e-s vaudois rappellent de leur côté les critiques déjà formulées sur les lacunes managériales de la conseillère d’Etat. Ils dénoncent une incapacité persistante à assumer pleinement sa fonction ainsi qu’une méthode de gouvernement jugée «solitaire, opaque et profondément problématique».
Ensemble à gauche - POP va encore plus loin, accusant la ministre d’avoir fait passer ses intérêts personnels avant ceux de l’Etat. Le groupe évoque «mensonges et malversations» et la juge «indigne» de sa fonction, appelant lui aussi à sa démission.
À droite, le PLR adopte une position plus nuancée. S’il ne réclame pas explicitement un départ immédiat, il annonce qu’il ne souhaite pas faire campagne avec Valérie Dittli en 2027 במסגרת de l’Alliance vaudoise, aux côtés de l’UDC et du Centre.
Le parti estime que la confiance est rompue et renvoie la responsabilité de la suite à l’intéressée et à sa formation politique, appelés à tirer les conséquences de la situation.
Le PLR souligne enfin la gravité des conclusions du rapport Meylan, évoquant des «éléments accablants» et reprochant à la conseillère d’Etat d’avoir menti.
Texte: Agence Télégraphique Suisse (ATS)
«Dans la convention, deux paragraphes distincts règlent, d'un côté, la question du retrait de la plainte et, de l'autre, 'la fin amiable des rapports de fonction'», écrit-elle.
Les deux mandats octroyés à M. Mathey «poursuivent un objectif général de transparence à l'égard des professionnels du secteur, du Parlement et du grand public. Ils permettent également d'intégrer et de documenter la pratique développée ces dernières années au sein de la Commission foncière rurale», souligne-t-elle encore.