ArméeVives critiques : un élu PLR veut mettre la pression sur le Conseil fédéral
ATS
25.3.2026 - 07:41
Le Conseil fédéral n'est pas à la hauteur des enjeux actuels en matière de politique de sécurité, et le rythme de l'augmentation du budget de l'armée, qui doit atteindre au moins 1% du produit intérieur brut, est trop lent, critique Josef Dittli, conseiller aux États PLR uranais. Il faut désormais trouver un équilibre entre mesures d'économie et mobilisation de ressources supplémentaires, mais si possible sans augmenter les impôts.
Josef Dittli s’est montré très critique envers le Conseil fédéral.
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Keystone-SDA
25.03.2026, 07:41
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Certes, le Conseil fédéral a tenu deux réunions à huis clos en décembre, mais uniquement parce que la Commission de la politique de sécurité le lui avait pour ainsi dire imposé, a déclaré M. Dittli, lui-même membre de cette commission, dans un entretien accordé mercredi à la «Neue Zürcher Zeitung». Il n’est toutefois jamais bon «que le Parlement doive prendre en charge le travail du gouvernement».
Quatre ans se sont écoulés depuis l'attaque russe contre l'Ukraine. Ce n'est que maintenant que le Conseil fédéral présente sa propre proposition pour le financement de la défense nationale suisse. C'est beaucoup trop tard, et il le regrette vivement, a déclaré ce diplômé de l'Académie militaire de l'EPFZ et officier de carrière. Sur une question aussi centrale, c'est au gouvernement de donner le ton.
L'armée suisse n'a pas de problème de crédibilité, M. Dittli en est convaincu. Il est toutefois intenable que, en cas d'urgence, seul un tiers des soldats puisse être équipé pour le combat.
On a réduit les dépenses de défense nationale pendant plus de trois décennies et encaissé les dividendes de la paix. Il faut désormais se pencher sur les domaines qui ont massivement profité de cette période et y puiser l’argent, conseille le responsable de la politique de sécurité du PLR. Il ferait des économies dans la coopération internationale (CI), qui a été développée de 120% au cours des 25 dernières années, «alors que l’armée a été financièrement vidée de sa substance», comme le formule M. Dittli.
La situation est désormais différente. Il ne souhaite pas supprimer la CI, mais propose de la ramener au niveau de 2014. «À l’époque, personne ne reprochait à la Suisse un manque de solidarité», rappelle le conseiller aux États d’Uri. «D’après mes calculs, cela nous permettrait d’investir environ dix milliards de francs dans l’armée au cours des douze prochaines années. Je vois également un potentiel d’économies au niveau du personnel fédéral», ajoute-t-il.