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L'émotion reste vive à Crans-Montana (archives).
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Vingt-quatre des quarante victimes de l'incendie de Crans-Montana, survenu dans un bar la nuit du Nouvel An et ayant fait 119 blessés, ont été identifiées à ce jour. Des milliers de personnes ont commémoré les victimes ce week-end, avant l'inévitable reprise du quotidien lundi.
Les autorités valaisannes ont annoncé l'identification de seize nouvelles victimes dimanche, après celles des huit premiers corps samedi. Dix-huit des personnes identifiées sont suisses et six autres de nationalité étrangère.
Il s'agit principalement d'adolescents et de jeunes adultes, la plus jeune victime étant âgée de 14 ans. Un Français de 39 ans compte également parmi les corps identifiés.
Les commémorations se sont enchainées depuis jeudi, au lendemain de l'incendie survenu dans le bar «Le Constellation» à Crans-Montana dans la nuit du Nouvel An.
Dimanche, plus d'un millier de personnes ont participé à la marche blanche organisée dans la station valaisanne après une messe dans une église pleine à craquer. Plusieurs personnes y ont assisté depuis l'extérieur.
L'évêque de Sion Jean-Marie Lovey a appelé tout un chacun à chercher la lumière dans cette période sombre. Le pasteur réformé Gilles Cavin a encouragé la jeunesse à oser parler et demander de l'aide.
Ce message a été passé la veille des rentrées des classes. Toutes les écoles ouvriront comme prévu, mais avec des soutiens psychologiques en place.
Un message «factuel clair et délivré avec empathie» sera adressé dans toutes les classes valaisannes, a annoncé le chef du Département valaisan de l'économie et de la formation, Christophe Darbellay, dimanche. Une minute de silence sera observée dans les écoles du canton vendredi lors du deuil national.
Ailleurs en Suisse romande, tous les cantons ont pris des mesures, a indiqué sur Forum le conseiller d'Etat vaudois Frédéric Borloz, également président de la Conférence intercantonale de l'instruction publique. Un soutien particulier est prévu dans les écoles vaudoises et genevoises, qui comptent plusieurs étudiants qui se trouvaient sur les lieux du drame au moment des faits.
La reprise d'un fonctionnement normal après une telle tragédie joue un rôle primordial, indiquait samedi Raphaël Gerber, directeur général adjoint en charge de la psychologie, psychomotricité et logopédie en milieu scolaire dans le canton de Vaud.
Dimanche en fin de journée, les identifications étaient encore en cours. De nombreux blessés sont actuellement traités dans les hôpitaux suisses et d'Europe.
Onze victimes sont soignées à l'hôpital du Valais, après qu'il ait accueilli une cinquantaine de personnes dans la nuit de l'incendie. Le CHUV et l'hôpital universitaire de Zurich, où se trouvent les deux centres principaux pour grand brûlés, et d'autres hôpitaux du pays avaient accueilli plusieurs dizaines de blessés.
Trente-cinq patients ont été transférés ces derniers jours en Belgique, en Allemagne, en France et en Italie pour soulager les hôpitaux suisses.
Tous les blessés ont reçu les premiers soins en Suisse, a indiqué la Chancellerie fédérale dimanche. Mais le pays n'a pas les capacités suffisantes pour assurer le meilleur traitement possible des grands brûlés sur le long terme.
Les établissements hospitaliers zurichois avaient annoncé samedi devoir reporter des opérations pour absorber le flux de patients suite à l'incendie.