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«Tous les Canadiens et les Canadiennes sont tellement fiers de vous», a lancé le Premier ministre Marc Carney à l'astronaute Jeremy Hansen (photo) lors d'un appel à l'équipage désormais sur le chemin de retour pour la Terre.
KEYSTONE
Le Premier ministre canadien Mark Carney a insisté mercredi sur l'exemple de coopération internationale incarné par la mission Artémis II, qui a vu cette semaine trois Américains et un Canadien faire le tour de la Lune.
«Tous les Canadiens et les Canadiennes sont tellement fiers de vous», a-t-il lancé à l'astronaute Jeremy Hansen lors d'un appel à l'équipage désormais sur le chemin de retour pour la Terre.
Embarqué dans cette mission de la Nasa, M. Hansen est entré dans l'Histoire en devenant le premier non-Américain à s'aventurer jusqu'à l'astre, à environ 400'000 km de la Terre.
Un symbole de coopération qui survient à un moment délicat, les relations entre les Etats-Unis et le Canada ayant été bousculées depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, qui a évoqué à plusieurs reprises l'annexion de son voisin.
Sans revenir sur le sujet, M. Carney a souligné les efforts «de travail d'équipe et de collaboration» entre Américains et Canadiens ayant abouti à ce vol spatial, saluant un exemple de coopération «vraiment unique au monde».
Il a également interrogé l'équipage sur les «leçons» à en «tirer afin de mieux travailler ensemble ici-bas sur Terre».
Réagissant à ces propos, Jeremy Hansen qui était entouré de ses camarades américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman a pointé les drapeaux américains et canadiens accrochés côte à côte dans l'habitacle du vaisseau.
«Comme vous pouvez le voir, nos drapeaux sont rassemblés ici. On est plus forts ensemble», a-t-il souri.
Si la mission Artémis II devrait inaugurer une nouvelle page de la conquête spatiale américaine davantage inclusive et collaborative que celle d'Apollo, l'administration Trump pourrait profondément refaçonner ce projet.
La Nasa a récemment modifié la suite du programme Artémis, annulant les plans de station en orbite lunaire, et n'a notamment pas clairement dit si les Européens garderaient leur billet pour la Lune.