Vous avez trouvé une erreur?
Signaler maintenant
L'acné est également un problème qui tend à s'aggraver en période de stress.
Goffkein, stock.adobe.com
Le stress ne marque pas seulement le mental, mais aussi la peau. Et cela vaut autant pour le travail que pour les soirées de Coupe du monde. blue News a demandé à une médecin en médecine esthétique comment limiter ces effets.
«Beaucoup de personnes viennent nous consulter parce qu'elles trouvent leur visage fatigué», explique la Dre Natalia Maria Szczepanska, médecin chez Beauty2Go. Et cet air fatigué est loin d'être rare. Selon elle, près de 80 % des patients âgés de 30 à 50 ans consultent avec le souhait de retrouver un visage plus frais, reposé et naturel. Si le stress est reconnu comme un facteur qui influence l'apparence de la peau, il n'en est pas l'unique responsable. «Le stress, le manque de sommeil et une alimentation déséquilibrée s'influencent mutuellement – et influencent aussi notre peau.»
Les personnes exposées au stress pendant une longue période remarquent davantage les premiers signes du vieillissement cutané: rides, perte d'hydratation, rougeurs ou encore changements hormonaux deviennent plus visibles. Les expressions du visage jouent également un rôle. Sous l'effet du stress ou d'une concentration intense, certains muscles du visage restent contractés plus longtemps, ce qui favorise progressivement l'apparition des rides du lion.
Le stress peut aussi fragiliser la barrière cutanée. Le stress oxydatif, provoqué notamment par les rayons UV, la pollution ou le manque de sommeil, y contribue également. La peau perd de son hydratation, devient plus sèche, plus sensible et moins élastique. Une protection solaire quotidienne est donc essentielle, aussi bien au quotidien que lors d'activités sportives en plein air.
Le stress ne se limite toutefois pas au travail ou à la vie familiale. «Nous nous réjouissons tous des grands tournois de football et nous avons envie de soutenir notre équipe. Mais lorsque les matchs se déroulent dans d'autres fuseaux horaires, les horaires inhabituels, le manque de sommeil et parfois quelques bières viennent s'ajouter. Tout cela peut solliciter davantage la peau et favoriser sa déshydratation.» Qu'il soit lié au travail ou à une soirée devant un match de Coupe du monde, le stress produit finalement les mêmes effets sur la peau.
Il n'est évidemment pas question de renoncer aux soirées football ou aux activités de loisirs. L'essentiel est plutôt d'identifier les sources de stress chronique et, lorsque c'est possible, de les réduire.
La peau du contour des yeux est particulièrement sensible. Lorsqu'elle manque d'hydratation, elle perd en élasticité. Un test très simple permet de s'en rendre compte: «Le test du pincement consiste à soulever légèrement la peau. Si elle manque d'eau, elle met plus de temps à retrouver sa position initiale», explique Natalia Maria Szczepanska. «Beaucoup de personnes souhaitent retrouver un regard plus ouvert et plus frais.»
L'acné est également un problème qui tend à s'aggraver en période de stress. «Beaucoup essaient d'abord de camoufler les imperfections avec davantage de maquillage ou en multipliant les nouveaux produits, au lieu de renforcer la barrière cutanée. Cela aggrave souvent la situation.»
Selon la spécialiste, il vaut mieux se concentrer sur la réparation de cette barrière. Des ingrédients comme les céramides jouent un rôle essentiel, car ils soutiennent la fonction protectrice naturelle de la peau. En cas de peau sèche ou stressée, l'hydratation ainsi que les céramides et l'acide hyaluronique sont à privilégier. Le rétinol est quant à lui surtout recommandé pour stimuler le collagène et lutter contre le vieillissement cutané, de préférence le soir.
Lorsqu'il s'agit d'améliorer la qualité de la peau, de corriger un manque d'hydratation, les premiers signes de l'âge ou de stimuler la production de collagène, la médecine esthétique peut constituer une option. Aujourd'hui, son objectif est d'accompagner les patients sur le long terme et de ralentir les processus de vieillissement avant qu'ils ne soient trop marqués, afin d'éviter plus tard des interventions plus invasives.
Chez les personnes dont le teint paraît fatigué, des polynucléotides peuvent par exemple être utilisés pour stimuler les mécanismes naturels de régénération de la peau. Plus largement, la médecine esthétique évolue vers une approche axée sur la longévité. «L'objectif n'est plus tant de traiter les rides une à une, mais d'améliorer la qualité globale de la peau et de la préserver en bonne santé sur le long terme.»
La tendance s'éloigne ainsi de la simple correction des rides pour privilégier la prévention. Une peau en bonne santé ne se construit pas uniquement en cabinet médical, mais aussi au quotidien, grâce à un sommeil suffisant, une protection solaire adaptée et une barrière cutanée préservée. Le stress ne peut pas être évité, mais ses effets sur la peau peuvent, au moins en partie, être limités.