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Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) vous propose des infos sur votre destination, comme des conseils aux voyageurs, des coordonnées utiles et des informations générales sur les voyages. (Image d'illustration)
SDA
La Confédération vient en aide aux Suisses qui se retrouvent en situation d’urgence à l’étranger. De plus en plus de personnes font appel à ces services. L’une des raisons est le manque de préparation au voyage. Voici ce qu'il faut garder à l’esprit avant de partir en vacances.
Les voyages à l’étranger doivent être bien préparés. Les vacances dans des pays lointains ou des régions inconnues méritent tout particulièrement que l’on prête attention aux consignes de sécurité. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) donne de précieux conseils à ce sujet.
Selon la Direction consulaire du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), on observe une tendance aux vacances d'aventure, c'est-à-dire aux voyages dans des pays où la situation est dangereuse. La Confédération a mis en ligne des conseils aux voyageurs actualisés et des informations générales sur les voyages pour 176 pays. Il faut les consulter avant de partir : eda.admin.ch/fr/voyager-a-letranger
Le 23 juin, le DFAE a déconseillé de se rendre dans 26 pays au total : l’Afghanistan, la Biélorussie, le Burkina Faso, la République démocratique du Congo (Kinshasa), Haïti, l’Irak, l’Iran, Israël, le Yémen, Cuba, le Liban, la Libye, le Mali, la Birmanie, le Niger, le Nigeria, la Palestine, la Russie, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, la Syrie, le Tchad, l’Ukraine, le Venezuela et la République centrafricaine.

Un voyage au Tchad, c'est la promesse de lacs bleus et de paysages de sable à perte de vue, parsemés de formations rocheuses bizarres. Mais il y a un risque de maladies, d'attentats terroristes et d'agressions dans tout le pays. (Photo d'archive)
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Grâce à l’appli «Travel Admin», tout le monde peut enregistrer volontairement ses voyages à l’étranger. La Confédération peut ainsi vous contacter en cas de crise – par exemple en cas de catastrophe naturelle, de troubles ou d’attaques terroristes. L’appli est dispo sur les appareils iOS et Android : www.traveladmin.ch
Souvent, les voyageurs ne sont pas assez préparés, selon le DFAE, qui en appelle donc à la responsabilité individuelle.
Les voyageurs devraient notamment s’informer sur la situation sécuritaire et la législation locale sur place. De plus, une couverture d’assurance suffisante, des documents de voyage valides ainsi que l’organisation du voyage et du retour sont essentiels pour bénéficier d’une aide rapide et efficace en cas d’urgence.
Les documents importants doivent être sauvegardés et copiés avant le départ, ou mis à disposition sous forme numérique.
Si vous vous retrouvez dans une situation d’urgence à l’étranger, la ligne d’assistance du DFAE est joignable 24 heures sur 24 au +41 800 24 7 365 ou +41 58 465 33 33, helpline@eda.admin.ch et www.helpline-eda.ch. Dans une situation d’urgence grave, il faut toutefois toujours contacter en premier lieu les numéros d’urgence locaux du pays où vous vous trouvez.
L’année dernière, la Confédération a enregistré 47'594 demandes: 70 % par téléphone, 30 % par e-mail. Les voyageurs ont notamment posé des questions sur les visas, les représentations suisses à l’étranger, les documents d’identité et la protection consulaire.
L’année dernière, le Département fédéral des affaires étrangères a aidé des voyageurs suisses à l’étranger dans 1'238 cas. Ça représente une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. Il s’agissait notamment de décès, de maladies, de détentions, d’accidents ou de délits.
L’aide du DFAE est généralement fournie par la représentation suisse compétente à l’étranger. En cas de perte de passeport ou de carte d’identité, celle-ci peut délivrer un titre de voyage provisoire. En cas de maladie ou d’accident, elle peut vous mettre en relation avec les services d’urgence et les services médicaux. Le DFAE peut également se charger de vérifier la couverture d’assurance, les garanties de prise en charge des frais d’hospitalisation, etc.
En cas de détention, la Confédération peut par exemple mettre en relation la personne avec un avocat sur place, l’informer sur la possibilité d’un transfert en Suisse ou veiller à ce que les conditions de détention soient dignes.
En cas de difficultés financières passagères, le DFAE vous conseille sur les transferts d’argent de la Suisse vers l’étranger. Dans des cas exceptionnels, un prêt d’urgence remboursable est accordé pour financer le retour au pays, comme aide temporaire jusqu’au prochain retour possible, ou pour couvrir les frais d’hôpital et médicaux.
Le DFAE précise qu’il se heurte parfois à des limites lorsque les attentes des personnes concernées sont irréalistes. La Direction consulaire du DFAE soutient les Suisses en situation d’urgence à l’étranger lorsque les personnes concernées ne peuvent plus s’en sortir seules ou avec l’aide de tiers.
À quelques exceptions près, les services consulaires sont en principe payants. Il n’existe pas de droit général à certaines aides de l’État. Selon le DFAE, la nature et l’étendue de l’aide dépendent notamment de la situation sécuritaire, des conditions locales, du cadre juridique ainsi que des possibilités d’action souvent limitées des représentations suisses compétentes.
Le DFAE ne remplace pas une assurance voyage ou maladie, ne prend pas en charge les frais d’hospitalisation, de secours ou de rapatriement, ne peut pas intervenir dans des procédures judiciaires ou des décisions administratives d’autres États, n’organise pas de poursuite de voyage individuelle lorsque les voies de transport sont bloquées et ne peut pas garantir, en cas de crise, la possibilité de quitter le pays ou de trouver un moyen de transport.