L’empathie est en partie liée aux gènes

CoverMedia

12.3.2018 - 16:31

Source: Covermedia

L’empathie n’est pas que le seul résultat de l’éducation ou du vécu. Comme l’a révélé une nouvelle étude publiée dans le journal Translational, elle est en partie influencée aux variations génétiques.

Des chercheurs de l’Université de Cambridge, qui ont collaboré avec la société de génétique 23andMe et une équipe internationale de scientifiques, ont mené la plus grande étude génétique sur l’empathie, ou la capacité à comprendre ou ressentir ce qu’une autre personne vit, en utilisant les informations de plus de 46.000 personnes.

Tous les participants ont complété le questionnaire Empathy Quotient (EQ) en ligne et fourni un échantillon de salive pour des analyses génétiques, permettant de découvrir que l’empathie est liée en partie à la constitution génétique. « C’est un pas important pour comprendre le faible mais important rôle que la génétique joue dans l’empathie, a déclaré l’auteur de l’étude et doctorant Varun Warrier. Mais il faut garder à l’esprit que seul un dixième des différences individuelles dans l’empathie de la population sont liées à la génétique. Il sera aussi important de comprendre les facteurs non-génétiques, qui expliquent les autres 90 pour cent. »

L’autre découverte intrigante était que les femmes sont en moyenne plus emphatiques que les hommes. Toutefois, cette différence n’est pas due à l’ADN, car il n’y avait pas de différences dans les gènes qui contribuent à l’empathie chez les hommes et les femmes.

Par ailleurs, il a été découvert que les variantes génétiques associées à une empathie plus faible sont aussi liées à un plus grand risque d’autisme. « Découvrir que même une fraction des raisons pour lesquelles nous différons dans l’empathie est lié aux facteurs génétiques nous aide à comprendre les personnes, comme celles atteintes d’autisme qui ne parviennent pas à imaginer les pensées des autres et leurs sentiments, a ajouté le Professeur Simon Baron-Cohen, directeur du Autism Research Center à l’Université de Cambridge. Cela peut provoquer l’incapacité, pas moins problématique, d’autres genres d’handicaps comme la dyslexie ou la déficience visuelle. »

À l’avenir, les chercheurs espèrent examiner les gènes spécifiques qui rendent les personnes emphatiques. L’intégralité des résultats de l’étude a été publiée dans le journal Translational Psychiatry.

Retour à la page d'accueil

CoverMedia