Comment savoir d'où viennent vraiment vos vêtements?

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29.4.2020 - 00:00

L’industrie de la mode proclame sa plus grande ouverture aux techniques écoresponsables et sa volonté de produire éthique.
Source: Lia Toby/WENN.com

L’industrie de la mode proclame sa plus grande ouverture aux techniques écoresponsables et sa volonté de produire éthique. Mais sait-on vraiment ce qui se cache derrière nos vêtements et comment ils sont faits?

Cela fait plusieurs années que l’industrie de la mode est montrée du doigt pour la pollution qu’elle génère et par son modèle économique irresponsable. La 7e édition de la Fashion Revolution Week qui s’est tenue en ligne (Covid-19 oblige) du 20 au 26 avril a de nouveau essayé de faire bouger les lignes et éveiller le plus grand nombre à la question de la consommation irraisonnée de vêtements et à leur production. Son thème était «Consommation de masse: la fin d’une ère».

Alors que l’on réclame de la transparence et de la traçabilité, sommes-nous en mesure de savoir d’où viennent vraiment nos vêtements et qui les a faits? Avec #whomademyclothes (qui a fait mes vêtements) et des hashtags associés, vous pouvez manifester sur Instagram votre soutien à la campagne la Fashion Revolution Week.

Par ailleurs, un Index annuel est publié qui donne des notes aux marques en fonction de plusieurs critères. Celui qui a été publié le 20 avril donne quelques repères car tant bien que mal, les marques tentent de relever le défi, ou du moins la tête en adoptant des pratiques censées être écoresponsables et éthiques. Mais on est encore aussi loin de la fin de la consommation de masse et de la slow fashion que des comportements vertueux. Sur une échelle de 100, seule 1 marque dépasse les 70 (H&M, avec 73!) et aucune n’atteint 80. Le score moyen (et donc très moyen) est de 23. Mais les marques grand public C&A, Reebok, Adidas, Esprit, Patagonia, Marks & Spencer ont fait davantage d’efforts : elles sont toutes au-dessus de 60.

Quant à l’éthique, c’est aussi un horizon plus qu’une réalité, en témoigne la façon dont la plupart des donneurs d’ordre ont laissé sans salaire les ouvrières des usines du Bengladesh, de Chine ou du Vietnam une fois que la crise mondiale du coronavirus a commencé.

Le masque, aussi un accessoire de mode

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