Le phubbing nuit-il aux relations ?

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28.3.2018 - 15:33

Source: Covermedia

Ignorer les gens en utilisant son téléphone peut avoir de réelles répercussions sur les interactions humaines. D’après une étude publiée dans le Journal of Applied Social Psychology, ce comportement menacerait considérablement les besoins fondamentaux de l’être humain.

L’habitude de snober quelqu’un en utilisant un téléphone portable est connue sous le nom de phubbing, la contraction de l’anglais « phone » et « snubbing », qui a été inventée en 2012.

À présent, les psychologues de l’Université du Kent ont découvert qu’un tel comportement peut avoir un effet négatif sur les relations en menaçant notre désir humain élémentaire d’appartenance.

Pour leur étude, Varoth Chotpitayasunondh et la professeure Karen Douglas ont analysé les réactions de 153 participants auxquels il était demandé de regarder une animation de deux personnes en train d’avoir une conversation et de s’imaginer être l’un d’eux. On donnait à chaque participant une des trois situations : pas de phubbing, phubbing partiel, ou phubbing important. « Les résultats ont montré que, quand le niveau de phubbing augmentait, les gens voyaient leurs besoins fondamentaux plus menacés. Ils trouvaient aussi que la qualité de communication était moins bonne, et que la relation était moins satisfaisante, ont-ils déclaré dans un communiqué. Les résultats indiquaient également que le phubbing affectait en particulier le besoin d’appartenance, ce qui expliquait les effets négatifs dans l’ensemble sur l’interaction sociale. »

Les chercheurs ont indiqué que contrairement à d’autres formes d’exclusion sociale mieux étudiées, le phubbing peut prendre place partout et à tout moment en prenant son téléphone et en ignorant la conversation de son partenaire.

Ils considèrent que le phubbing est une forme spécifique d’exclusion sociale qui menace les besoins fondamentaux des êtres humains : l’appartenance, l’estime personnelle, l’importance de l’existence et le contrôle.

L’intégralité des résultats de l’étude a été publiée dans le Journal of Applied Social Psychology.

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