Mode & Beauté

Paris Fashion Week : Mugler allie sexy, élégance, sport et confort pour son défilé printemps/été 19 !

CoverMedia

27.9.2018 - 13:44

Source: Covermedia

Premier défilé convaincant de Casey Cadwallader pour Mugler. Des motifs picturaux créatifs, de la couleur, des drapés et des envolées lyriques de manches témoignent de la volonté du jeune styliste d’être original et fidèle à la maison Mugler.

Casey Cadwallader dit s’être plongé pendant six mois dans des livres et documents de la maison Mugler et avoir visionné les défilés précédents. Le moment où il a eu accès aux archives, avec les pièces devant lui a été décisif, raconte-t-il. C’est donc après s’être puissamment imprégné de l’ADN de Mugler qu’il s’est lancé dans sa propre création. « Il s’agit de laisser les femmes rayonner et montrer ce qu’elles sont vraiment. Je pense que Mugler a toujours appelé ce pouvoir féminin » a-t-il précisé avant d’exprimer comment il comptait mêler deux impératifs, le sexy (« C’est important d’être sexy, parce que les gens veulent ça ») et son envie de « présenter des choses originales et confortables ». Indéniablement, il a réussi.

La première partie du défilé a proposé des tenues sportswear et élégantes, pour lesquelles le cycliste est un élément constitutif, qu’il soit noir en lycra, ou noir avec de fines rayures et porté avec une large veste assortie, ou dans un imprimé mer et plantes en lycra et accompagné d’une veste noire fermée d’un unique bouton qui marque la taille. Dans ce tissu près du corps, des robes sous le genou, haut col rond et petites manches, sont imprimées d’une aquarelle qui évoque la nature, dans un mélange de couleurs délayées.

Les imprimés sont d’une grande recherche et évoque différentes époques de l’histoire de l’art. Une robe bustier près du corps, portée sur un body à encolure rectangulaire nude, fait penser à une œuvre symboliste. Une jupe longue asymétrique volantée et plissée sur les hanches propose des couleurs vives de ciel du midi et de rouge, orange et jaune de la Provence. Le même motif s’applique sur une robe agrémentée d’un bustier noir. Un long pardessus ciré beige est marqué de taches de couleurs qui, elles aussi, semble puiser dans l’univers onirique du mouvement symboliste. Une tenue de cycliste (bermuda et t-shirt assorti) est un hommage en rouge à Pollock.

Mais Casey Cadwallader s’essaie aussi au monochrome : rouge trépident pour un manteau porté sous un imper transparent en partie ou chemise à plis architecturée superbe, bleu pervenche pour une robe en voile de mousseline, asymétrique, rose ancien pour sa jumelle, nude pour la jupe dans le même esprit, brique clair pour un longue veste sans manches assortie à la jupe, de même que les bottines. Le noir se décline aussi en total look.

Quand le styliste associe les couleurs, c’est le beige d’une veste avec le blanc étincelant d’un pantalon bouffant structuré, ou le noir, contrepoint obligé des couleurs vives. Mais la touche de couleur vient souvent des bottines pointues et à talons aiguilles qui ponctuent le défilé. Parfois dédiées au monochrome, elles reprennent aussi les couleurs (bleu, rose, rouge, blanc, etc.) en contrepoint.

On garde en tête la chemise blanc cassé aux immenses manches bouffantes, qui, tel un parachute, pourrait se resserrer par de fines lanières.

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