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«En fin de compte, je suis responsable et je nai pas eu les meilleurs conseillers. Je nai pas eu le bon environnement et je ne me suis pas suffisamment occupé de mes propres affaires»
Image : ZDF /Cornelia Lehmann
Invité de Markus Lanz sur la chaîne allemande ZDF, Boris Becker est revenu sur son passé mouvementé, ses excès et sa descente aux enfers. L’ex-numéro 1 mondial, aujourd’hui 57 ans, n’a pas caché ses regrets.
En 1985, il est entré dans l’histoire en devenant, à 17 ans, le plus jeune vainqueur de Wimbledon de tous les temps. Un triomphe qui lui a ouvert toutes les portes, mais qui a aussi porté en lui les germes de la chute.
En avril 2022, un tribunal londonien l’a condamné à deux ans et demi de prison pour avoir omis de déclarer correctement des avoirs de plusieurs millions.
Depuis décembre 2022, Becker est libre et a refait sa vie à Milan, au nord de l’Italie, avec son épouse Lilian de Carvalho Monteiro.
C’est elle qui l’a soutenu durant le procès et après la condamnation.
Dans l’émission de Markus Lanz, l’analyste des risques a expliqué que la célébrité de son mari n’avait jamais été son moteur: «Je voulais découvrir l’homme derrière l’image. Qui était-il vraiment?»

C'est Lilian de Carvalho Monteiro qui a assisté Boris Becker pendant le processus judiciaire, mais aussi après la condamnation.
Photo : ZDF / Cornelia Lehmann
Concernant sa condamnation, elle a ajouté sans détour: «Il n’a pas fait assez attention à des choses importantes.»
Concernant sa condamnation, elle a ajouté sans détour : « Il n’a pas fait assez attention à des choses importantes. »
Selon elle, « la perte de contrôle » et « le manque de vigilance » étaient les véritables problèmes : « De petites erreurs accumulées sont devenues énormes. »
De son côté, Becker reconnaît : « En fin de compte, je suis responsable. Je n’ai pas eu les meilleurs conseillers, je n’étais pas dans le bon environnement et je ne me suis pas assez occupé de mes propres affaires. »
Conséquence : plus de 200 jours derrière les barreaux. Une expérience terrifiante. Notamment à la prison de Wandsworth :
« Cet endroit est extrêmement dangereux. On peut y mourir », raconte Becker.
«Le pire, c’est de ne pas pouvoir sortir. (…) Cette impression définitive, la perte totale de contrôle sur sa vie. (…) Tu deviens fou, tu es au bord de la folie», poursuit-il.
«Ce n’était pas humain. C’était de la folie. Mais j’ai toujours fait des choses folles: gagner Wimbledon, devenir numéro un… J’ai toujours vécu au bord du gouffre.»
Becker qualifie son séjour en prison de « pire période » de son existence, qu’il ne souhaiterait « même pas à son pire ennemi ».
Mais paradoxalement, il en tire une leçon: «Peut-être que je suis enfin devenu adulte à 57 ans. Peut-être que c’était une purification pour moi», a déclaré l'ancien tennisman professionnel.
Markus Lanz lui demande alors s’il regrette d’avoir remporté Wimbledon à seulement 17 ans. Sa réponse est immédiate: «C’était trop tôt. »
Surpris, l’animateur insiste: «Vraiment?» Becker répète avec gravité: «J’étais un enfant prodige. Mais être un enfant prodige, ça ne dure pas.» Pour moi aussi, cela a failli me coûter la vie. J’ai presque tout perdu à cause de cette victoire précoce.»
L'homme de 57 ans a ajouté qu'à un moment donné, il avait perdu pied et que pendant longtemps, il n'avait pas connu le mot «non». «Peut-être trop longtemps», a déclaré Boris.

Boris Becker, accompagné de sa partenaire Lilian de Carvalho Monteiro, est revenu sur sa vie dans le talk-show de Markus Lanz sur la chaîne ZDF et a admis que sa victoire à Wimbledon à 17 ans était bien trop précoce.
Photo : ZDF / Cornelia Lehmann
Une pique pour l'animateur Lanz qui, en référence au battage médiatique autour de Becker, voulait savoir: «A quel point est-ce fatigant d'être Boris Becker?» L'homme de 57 ans a réagi sobrement: «Je n'ai pas choisi d'être comme ça».
Et d'ajouter: «J'étais encore bien trop jeune pour décider si le titre d'enfant prodige me convenait». Le présentateur de la chaîne ZDF a également tourné à plusieurs reprises son regard vers le présent et a demandé: «Est-ce que tu dois encore de l'argent aux gens aujourd'hui?» Boris Becker a répondu: «Pas un mark – ou alors nous sommes passés à l'euro entre-temps».
La légende du tennis n'a pas seulement parlé de son temps derrière les barreaux, mais aussi de ses finances, avec une franchise surprenante. Il a admis avoir gagné environ 30 millions d'euros au cours de sa carrière de joueur de tennis.
Il a toutefois ajouté: «Juste après, j'ai eu mon premier divorce, donc 15 millions sont partis pour commencer». Et de poursuivre: «Je ne veux pas t'ennuyer avec le montant de la pension alimentaire que j'ai versée à mes enfants».
Pendant 18 ans, il a payé chaque mois «un montant élevé à cinq chiffres». «Tu dois d'abord gagner ça».
Le problème à l'époque: l'ex-star du tennis ne maîtrisait pas ses finances et n'avait plus les revenus élevés d'un vainqueur de Wimbledon. Mais: «Je voulais maintenir mon niveau de vie en haut, je voulais bien sûr bien traiter mes enfants», raconte Boris Becker. «Et à un moment donné, c'était trop».